Tenu le 25 août à Libreville, le dernier conseil des ministres a consacré les nominations de Brice Laccruche Alihanga et Nicole Assélé, respectivement aux postes de directeur de cabinet du président de la République et directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).

Brice Laccruche Alihanga et Nicole Assélé. © Gabonreview (montage)

 

Quatre jours après sa composition, le gouvernement 2 d’Emmanuel Issoze Ngondet a tenu son premier conseil des ministres, le 25 août dernier à Libreville. Un conclave dont le communiqué final est édifiant à plus d’un titre avec deux nominations faisant déjà jaser. La première est celle Brice Laccruche Alihanga.

Anciennement directeur général de la Compagnie nationale de navigation intérieure (CNNI), ce dernier a été promu au poste de directeur de cabinet du président de la République. Beaucoup y voient une récompense de ses efforts déployés sur le terrain à travers l’Association des jeunes émergents volontaires (Ajev), dont il est le président.

D’autres encore n’y voient qu’un entretien, une poursuite de la chaine ethnique au sommet de l’exécutif. En effet, le prédécesseur du nouveau directeur de cabinet était originaire de la même province que le chef de l’Etat. Laccruche Alihanga est lui aussi censé être de la même origine provinciale. Certains commentateurs y voient plutôt la main invisible de Maixent Accrombessi : le tout nouveau directeur de cabinet étant censé être plus malléable que Martin Boguikouma, plus enclin à résister à des injonctions provenant de l’ancien puissant «dircab» devenu «haut représentant personnel du président de la République» et revenu discrètement au Gabon en juin dernier après une éclipse d’une année environ, pour des raisons de santé.

L’autre nomination, faisant certainement plus parler, est celle de Nicole Assélé. Non reconduite au gouvernement, a été porté à la tête de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Nicole Assélé n’aura donc pas «chômé», que l’on disait avoir été sortie du gouvernement pour son bilan mitigé au ministère des Sports. Dans tous les cas, la gestion des choses par les nouveaux promus sera très scrutée, d’aucuns estimant qu’ils n’ont nullement le profil et les compétences pour ces deux postes stratégiques.