Après le Dialogue national et ses conclusions dont la mise en application est toujours en attente, les supputations vont bon train sur la formation du nouveau gouvernement et la nomination du vice-président.

Ali Bongo Ondimba : va-t-il choisir un Vice-président de la République issu de l’ethnie Fang ? © Gabonreview

 

Depuis le 26 mai, date de remise du Rapport et des Actes du Dialogue politique au président Ali Bongo, l’on attend impatiemment la concrétisation des conclusions auquel il avait abouti. Au-delà de la mise en application des résolutions de ces assises, l’on attend également la nomination d’un nouveau gouvernement dont l’ossature devrait intégrer les personnalités des partis politiques (majorité et opposition), ainsi que celles de la société civile ayant pris part à ces assises.

Entre les appels à un troisième Dialogue et le refus catégorique de Jean Ping de participer à une quelconque rencontre de ce type, les supputations vont bon train sur la composition de ce gouvernement. Selon La Lettre du Continent du 14 juin 2017, «le président Ali bongo devrait prochainement réaménager son gouvernement en remerciant les ministres inquiétés par l’opération «anticorruption» Mamba». Les noms d’Yves-Fernand Manfoumbi, le ministre de l’Agriculture et de Paul Biyoghé Mba ministre du Développement social et familial, sont sur la piste du reptile.

Selon La Lettre du Continent, «pour contourner Jean Ping, son plus farouche adversaire qui conteste toujours sa légitimité, le chef de l’Etat gabonais est aussi tenté de jouer l’ouverture». Dans cette perspective, plusieurs opposants «modérés» ayant participé́ au Dialogue pourraient être «cadeautés» d’un portefeuille.

Ali Bongo envisagerait par ailleurs de nommer un vice-président issu de l’opposition, mais de l’ethnie Fang. Toujours selon ce confidentiel, deux personnalités sont pressenties pour cette fonction. La première c’est Casimir Oyé Mba. Ancien Premier ministre d’Omar Bongo et membre de l’Union nationale (UN), il a été «l’un des principaux piliers de Ping à la présidentielle de 2016». Ce dont on doute tout de même : au-delà de son appel à une sorte d’armistice entre Ping et Bongo Ondimba, la posture passée et actuelle de Casimir Oyé Mba ne laisse rien entrevoir de sa volonté de travailler sous Ali Bongo. René Ndemezo’o Obiang est également à l’embuscade. Présenté comme «autre un baron du régime de Bongo-père» et plusieurs fois ministre, il a aussi été un précieux soutien de Jean Ping. Il a coordonné la campagne de l’ex-patron de l’Union africaine (UA) avant d’être désigné Vice-président du dialogue national. Si pour l’instant plusieurs membres de l’équipe actuelle sont recroquevillés par la perspective de ce remaniement, Beaucoup de ceux qui ont participé aux assises d’Angondjé se tordent d’impatience.