Nommé ministre d’Etat en charge de l’Enseignement supérieur, «sans son consentement» selon ses proches, Jean de Dieu Moukagni-Iwangou n’a pas officiellement décliné l’offre d’Emmanuel Issoze Ngondet. Le président d’Union & Solidarité (US) devrait prendre la parole prochainement. En attendant, comme pour préparer l’opinion, son parti annonce déjà que l’opposant, membre de la Coalition pour la nouvelle République (CNR) présidée par Jean Ping, s’adressera «à la conscience nationale». Il en appellera «à l’esprit patriotique en vue de provoquer le sursaut républicain, nécessaire à la sortie (de) crise». Ci-après, publié intégralement, le communiqué de l’US, qui joue la carte de l’appaisement.

Jean de Dieu Moukagni-Iwangou, président d’Union et Solidarité. © D.R.

 

Suite à la nomination du Président Jean de Dieu Moukagni Iwangou, le vendredi 4 mai 2018, à la fonction de Ministre d’Etat, Ministre de l’Enseignement Supérieur dans le gouvernement Issoze Ngondet III, de nombreuses réactions ont été exprimées et propagées dans les réseaux sociaux, alimentant les spéculations en tous genres ainsi que des polémiques sans fondement.

Dans un tel contexte, alors que notre pays traverse une crise institutionnelle inédite, adossée à une crise postélectorale dont les effets sévissent encore, le peuple gabonais est de nouveau victime d’un spectacle affligeant, livré par des acteurs en mal de popularité et dont les intentions, une fois dévoilées, ne manqueront pas d’étonner plus d’un.

Toutefois, cette opération de distraction, qui masque à peine le visage des véritables auteurs, co-auteurs et complices du chaos dans lequel le Gabon a été plongé depuis des décennies, n’empêchera pas Union et Solidarité, en tant que parti d’avant-garde, de reprendre de l’initiative à l’effet, d’une part, de décrisper le climat socio-politique actuellement tendu, et, d’autre part, d’œuvrer à l’amélioration des conditions de vie de nos compatriotes, notamment les couches les plus fragiles, encore en proie à une misère inhumaine.

Notre parti envisage le faire conformément au principe de Vérité, que toute personnalité ou entité politique doit au peuple qu’elle entend servir avec loyauté.

C’est justement au nom de la Vérité que le Président Moukagni, bien que devenu la cible privilégiée des attaques les plus insensées, prendra toutes ses responsabilités afin de s’exprimer, très prochainement, au peuple souverain, sans fioritures ni esprit de polémique, mais plutôt avec lucidité, franchise et gravité.

À cette occasion, il entend s’adresser à la conscience nationale, en appeler à l’esprit patriotique en vue de provoquer le sursaut républicain, nécessaire à la sortie d’une crise provoquée par ceux qui, hier, n’ont pas hésité à sacrifier l’intérêt général du pays au bénéfice des intérêts particuliers et qui, aujourd’hui, prétendent servir le peuple alors que, dans les desseins les plus inavoués, projettent toujours de se servir du peuple.

En attendant de prendre une nouvelle fois date avec l’histoire, le Président tient à délivrer un message d’apaisement.

À l’endroit des militants et sympathisants US, il appelle au calme et à la sérénité, afin de demeurer unis dans la fierté d’appartenir à un parti politique dont les idées, le combat et le parcours remontent à notre maître, le président Pierre Mamboundou, le héros national.

À l’endroit du Peuple Gabonais, il l’invite à la vigilance, au discernement et à la sagesse qui caractérisent les Peuples matures, prêts à prendre leurs destins en main.

Le Peuple Gabonais ne doit jamais se laisser entraîner par les cris des mauvaises sirènes.

Fait à Libreville le 6 mai 2018

Auteur : Union & Solidarité, Fred Aurèle Zehou Moussock, Secrétaire politique à la communication