Un an après son arrivée à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), Nicole Assélé fait l’étalage des «réformes nécessaires» engagées pour redonner à la CNSS son lustre d’antan.

Nicole Assélé (à droite), le directeur de la CNSS. © Gabonreview

 

Août 2018 a marqué la première année de Nicole Assélé à la tête de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Si plusieurs critiques ont émaillé la nomination de l’ancien ministre des Sports en août 2017, force est de constater que Nicole Assélé semble tenir la dragée haute. Notamment à travers une série de «réformes nécessaires» pour redonner à la CNSS son lustre d’antan.

La liste de ces réformes a été publiée par le service communication de la CNSS dans le quotidien L’Union du 10 septembre. Ces réformes ont été initiées au profit des «Agents CNSS», des «Employeurs» et des «Assurés et ayant-droits». S’agissant des «Agents CNSS», l’on peut citer : l’assainissement du fichier du personnel, le lancement de l’appel à candidature interne pour les postes de responsabilité, ou encore, l’organisation des élections des délégués du personnel.

Pour les «Employeurs», Nicole Assélé a lancé les négociations tripartites Etat-patronat-syndicats pour renouveler les paramètres de régime à la retraite ; l’opération exceptionnelle de recouvrement des créances dues par certaines entreprises à la CNSS ; le nouveau système d’information métier «SECUSUR».

Les «Assurés et ayant-droits», pour leur part, ont notamment constaté le lancement de la campagne de sensibilisation contre les fraudes ; l’assainissement du fichier des pensionnés ; la mise en place du guichet unique pour la mise à jour de près de 1200 dossiers portant sur les demandes de pensions et autres prestations ; la révision de la convention mixte portant sur le Code de sécurité sociale entre la France et le Gabon.

Des réformes pas toujours vues d’un bon œil par les syndicats, en tête desquels le Syndicat des professionnels de la sécurité sociale (Sypross), évoquant par moment des «décisions contreproductives». «Les décisions prises par le directeur général ont des effets négatifs sur le fonctionnement de l’institution», a récemment souligné le Sypross.