Après sa présentation à Libreville, il y a quelques semaines, le New York Forum Africa qui aura lieu à Libreville, du 8 au 10 juin 2012, commence à enregistrer la confirmation de présence de quelques personnalités d’envergure du monde qui devront, en terre gabonaise, expliquer ce qui leur a permis de réussir et comment, de ce fait, aider le continent africain à mieux sortir de son inertie et à se développer.

Richard et Cecilia Attias

Comme présenté sur le site officielle de l’événement, «Cet évènement se voudra être le plus grand rassemblement de décideurs économiques, jeunes entrepreneurs, fonds souverains et fonds d’investissements, décideurs politiques, média leaders, experts et économistes intéressés par le continent africain dont la marche en avant est incontestable ».

Ainsi, lors de la présentation qui avait été faite le 13 mars 2012 dans la capitale gabonaise, le fondateur de ce forum, Richard Attias, dans son propos indiquait que l’Afrique étant à un tournant de son histoire, l’objectif de ce forum est de donner la parole aux jeunes entrepreneurs, de présenter les atouts de ses pays à travers une succession de plénières pour examiner des conditions qui peuvent favoriser une croissance à deux chiffres.

D’où cette liste de personnalités qui répondent présent à l’appel d’un continent qui compte désormais parmi les acteurs de la croissance mondiale.

L’initiative de Richard Attias & Associates, sur une forte incitation du Président Ali Bongo Ondimba et en collaboration avec le gouvernement du Gabon, enregistrera  au moins 600 leaders économiques, politiques et d’opinion du monde entier. Parmi les personnalités qui apporteront leur contribution active, on notera la participation de

  • Jacques Attali, auteur et économiste
  • Shanta Devarajan, chef économiste Afrique à la Banque mondiale
  • Mohamed El Baradei, prix Nobel de la paix 2005
  • Koffi Diby, ministre des Finances de la Côte d’Ivoire
  • Carl Lewis, athlète dix-neuf fois médaillé d’or
  • Verone Mankou, PDG de Way-C et créateur de la première tablette africaine
  • Cheick Modibo Diarra, Premier ministre du Mali
  • Luc Montagnier, de l’Institut Pasteur et prix Nobel de Médecine 2008
  • Dick Parsons, président de CTI
  • Jean Ping, président de la Commission l’Union Africaine
  • Ariane De Rothschild, vice-présidente de la Holding Edmond de Rothschild
  • Nouriel Roubini, économiste
  • Andrew Young, ancien ambassadeur américain aux Nations Unies
  • Muhammad Yunus, père du microcrédit et prix Nobel de la paix 2006…

Avec plus d’un milliard d’habitants, dont 45% ont moins de 15 ans, l’Afrique est en pleine mutation. Ni la crise financière mondiale, ni les soubresauts politiques n’ont réussi à enrayer la dynamique d’un continent dont la marche en avant se traduit par un taux de croissance de plus de 5% en moyenne pour 2012 (source FMI).

Se voulant un véritable «laboratoire d’idées» au service du développement de l’Afrique, on indique que le New York Forum Africa entend proposer des solutions innovantes pour soutenir le développement d’un continent qui a déjà su saisir les opportunités de la nouvelle économie et faciliter les investissements internationaux par une meilleure connaissance des projets en cours.

Trois jours durant, tous les enjeux relatifs au développement de l’Afrique seront abordés : intégration régionale, finances, ressources naturelles, tourisme, nouvelles technologies, santé, urbanisme, agriculture, infrastructures, sécurité, énergie,  investissements étrangers, partenariat avec la Chine, ou encore le rôle de la diaspora et l’encouragement au retour en collaboration avec l’African Business Club de Harvard.

Enfin, une journée spéciale sera consacrée le 11 juin 2011 à la problématique des femmes en Afrique dans le cadre du Dialogue for Action Africa organisé par la Fondation Cecilia Attias for Women.

Seule ombre au tableau, le New York Forum Africa ressemble un peu trop à un “Davos” africain pour ne pas s’inquiéter d’une dérive ultralibérale de ce rassemblement de personnalités économiques. Dans un monde en crise profonde par la faute d’une déréglementation exagérée, de la finance en particulier, il n’est pas certain que les PME et entrepreneurs individuels sortent gagnants de cet affrontement entre lobbies et grands argentiers dont les intérêts se trouvent surtout au sein des entreprises multinationales. Aussi, il n’est peut-être pas absurde de poser la question de l’intérêt pour les populations locales d’une tel rassemblement de puissants intérêts internationaux, qui n’ont jamais brillé par leurs actions en faveur d’un développement durable, équilibré et respectueux de l’environnement.

Source : New-York Forum Africa