La Représentante de l’Union européenne (UE), Cristina Martins Barreira, et cinq ambassadeurs accrédités au Gabon ont échangé, le 10 octobre, avec le Premier ministre gabonais, Raymond Ndong Sima. La rencontre a permis de discuter des questions économiques, des stratégies de développement, du dossier des réfugiés Congolais et de l’amélioration de la gouvernance démocratique avec l’introduction de la biométrie dans le système électoral gabonais.

Raymond Ndong Sima, Premier ministre du Gabon - © Jordan/gabonreview.com

La rencontre avait lieu en effet dans le cadre du dialogue UE et les États Afrique Caraïbe et Pacifique (ACP), conformément à la Convention de Cotonou qui donne l’opportunité aux parties d’échanger sur l’ensemble des objectifs définis par cet accord. Une initiative qui a pour but de consolider la paix, la sécurité, la stabilité politique et de promouvoir un environnement stable et démocratique dans ces pays.

La réunion s’est déroulée en présence du ministre de l’Intérieur, Jean François Ndongou et du ministre délégué aux Affaire étrangères, Dominique Guy Noël Nguiéno, et de l’ambassadeur de France au Gabon. Pourtant peu attendue, la question du dialogue entre le chef de l’État et les partis de l’opposition, qui demandent la conférence nationale, a dominé les débats.

Le Premier ministre en compagnie du minitre de l'Intérieur François Ndongou et de la représentante de l’Union européenne, Cristina Martins Barreira - © gouvernement.gaLa délégation emmenée par la Représentante de l’Union européenne au Gabon, Cristina Martins Barreira, a donc posé le problème du dialogue entre le pouvoir et l’opposition. Le Premier ministre s’est fait fort de répondre en stipulant que «le président a dit clairement qu’il était prêt à une concertation élargie, dans un cadre qui est différent de ce qu’on a appelé conférence nationale souveraine».

Raymond Ndong Sima a également relevé qu’il ne s’agit pas d’une «discussion forcée qui doit avoir lieu ». «C’est une discussion entre des gens qui veulent discuter. Le président a lancé une idée, il a énoncé un principe, l’idée fait son petit chemin chez la classe politique et on voit comment les uns et les autres réagissent à cette idée. Je crois qu’il est impossible à ce stade de fixer un calendrier», a-t-il déclaré.

Raymond Ndong Sima s’est également interrogé sur certains agissements. «Chacun peut-il décider, à partir de l’instant où il n’est pas d’accord avec un système de mettre en place un cadre qui remet en cause la totalité des institutions ?», a-t-il interrogé avant de conclure qu’«on est en situation presque surréaliste ».

Après toutes ces explications, Mme Cristina Martins Barreira a simplement relevé pour l’UE, l’importance et la nécessité de la tenue d’un dialogue élargi avec l’opposition au Gabon. Ceci, d’autant plus que l’UE s’attache à des principes de respect de l’État de droit, des droits de l’homme entre, autres.