Un mystérieux feu de forêt, à la Cité de la Démocratie, a entrainé l’incinération de trois bus de luxe acquis par le Gabon pour les besoins de la Coupe d’Afrique des nations 2012. Une enquête aurait été ouverte pour en déterminer les causes réelles.

Les bus de la CAN 2012 garés à la Cidé de la Démovratie, dont 3 ont été incendiés - © Gabonreview.com

Un incendie de forêt survenu dans la nuit du 31 juillet au 1er août 2012 a entrainé la destruction totale de trois bus de luxe parmi les onze qui étaient stationnés à la Cité de la Démocratie à Libreville. Un cordon de sécurité constitué d’éléments de la Garde républicaine en interdit toute photographie, en attendant, indique-t-on assez curieusement, que le président de la République ne rentre de Grande Bretagne et que ces dégâts ne lui soient présentés.

La société Aménagement & Services Multitechniques Gabon (ASMG), chargée de l’exploitation et de l’entretien de l’ensemble du site, assure n’avoir pas demandé la mise à feu de la broussaille. L’origine de l’incendie reste de ce fait inconnue. Une visite des lieux et un examen amènent toutefois à s’étonner que la trace d’herbe brulée en contrebas du parking du palais des conférences où sont stationnés ces bus, remonte presqu’en pointe vers les bus incendiés. Effet hasardeux du vent ou incendie orienté par quelques produits inflammables ?

Les trois véhicules incendiés font partie des 20 bus réceptionnés par la commission Transport et Logistique du Cocan Gabon, quelques semaines avant le coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des nations 2012. Acheminés par bateau depuis le Brésil, ils étaient présentés comme neufs.

Si leur coût n’a jamais été communiqué, on se souvient qu’un micmac financier autour de leur acquisition avait conduit à l’incarcération d’un certain Franck Aliko, jeune ingénieur français d’origine ivoirienne. Celui-ci aurait détourné 11 millions de dollars US dans cette affaire, alors que le contrat d’acquisition de ces bus était de 6 millions de dollars US. Rien n’a depuis lors filtré sur l’origine de ce gap de 5 millions de dollars, encore moins sur le véritable coût de ces autocars qui n’ont plus été achetés à AEB Management Ltd, entreprise anglaise basée à Londres, mais au Brésil, selon les indications données alors par Stecy Amiar, coordonnateur Projet Transport et Logistique du Cocan Gabon.