Après deux ans d’absence, la chanteuse gabonaise revient sur la scène avec «Ma déclaration», un nouveau maxi single qui annonce un album à venir.

Tina Minkoué (au centre), le 15 juin 2018, à Libreville. © Gabonreview

 

Depuis le titre «Ma blessure sucrée» sorti en 2016, on ne l’avait plus vue ni entendue sur la scène musicale nationale. Deux ans après, à la faveur de la récente présentation au public librevillois de «Ma déclaration», un nouveau maxi single, Tina Minkoué a annoncé son retour. L’appel de ses fans se faisait de plus en plus pressante.

Réalisé en autoproduction, la dernière œuvre de la chanteuse gabonaise annonce un album à venir. Les deux titres qu’elle comporte, «Tic tac tic tac» et «Abora», sont donc un avant-goût de cet opus sur lequel l’auteure dit travailler depuis des mois, en France où elle vit désormais. Ces deux titres, Tina Minkoué assure ne nie pas qu’ils ont un certain lien avec sa propre expérience de la vie.

Chanté en langue Obamba de l’Est du Gabon, avec l’aide l’artiste chanteur Isaac John, le titre «Tic tac tic tac» est à classer dans le registre des «chansons d’amour», tandis que «Abora», chanté en langue Fang du nord du pays, qui signifie «Merci», est la volonté de son auteure de «rendre hommage à Dieu pour tous ses bienfaits dans (sa) vie». Pour Tina Minkoué, la musique est avant tout un moyen d’extérioriser ses émotions, ses sentiments. Elle dit chanter presqu’exclusivement pour des choses qui la touchent ou pour des situations qui affectent ses proches au quotidien. Et la variété, dit-elle, est un des meilleurs moyens pour y parvenir, même si la chanteuse promet que ses prochaines productions pourraient toucher à d’autres styles musicaux.

La sortie du dernier maxi single de Tina Minkoué a été rendue possible grâce à l’appui de l’arrangeur Prof Ziebede avec lequel elle déjà travaillé sur des projets antérieurs, tels que «Dzamgue» (2014) et «Ma blessure sucrée» (2016).