Pour finir en beauté la saison culturelle 2015-2016, l’Institut français du Gabon (IFG) accueille sur ses planches, le PCA de la musique gabonaise, le 28 juillet 2016, pour convier l’humanité à «Libérée la liberté».

© D.R.

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Initialement prévu les 15 et 16 juillet dernier, le double concert de Pierre Claver Akendengue, à l’occasion de la sortie de son dernier single, sera donné à la date unique du 28 juillet 2016, à l’Institut français du Gabon. «Les billets déjà achetés seront valables à cette date», indiquent les organisateurs de cette rencontre culturelle.

Pour le poète au verbe virulent et tranchant, l’artiste travaille avec l’histoire et l’actualité de son pays. C’est pourquoi l’artiste ne doit pas parler pour ne rien dire ; il est la voix des sans-voix. Cependant, sa dernière production créée en 2015 n’est pas exclusive au contexte socio-politique gabonais actuel. «La prise de responsabilité de l’artiste par rapport au corps social participe à la conscientisation des masses et des jeunes générations ainsi que de l’opinion nationale et internationale», a-t-il déclaré.

Pour Pierre Claver Akendengue, l’homme des arts, surtout le musicien doit dire les injustices, la pauvreté, les guerres fratricides, la corruption, le déficit de liberté…  «Quand un évènement vous interpelle en tant qu’être sensible, vous pouvez la traduire en œuvre d’art. Ma façon de concevoir l’art tient compte effectivement du contexte général, mais la liberté n’intéresse pas que les Gabonais. La liberté est une quête perpétuelle qui concerne toute l’humanité, qui s’adresse à la conscience humaine.  Donc quand on est par exemple dans un contexte où le plus grand nombre est spolié, alors que nous sommes dans un pays riche, cela m’interpelle. Pauvre dans ce sens que tout ce qui fait l’être humain est confisqué», a expliqué l’artiste.

«Libérée la liberté» se présente comme une ode à l’émancipation des peuples opprimés, à la prise de résolution pour une bonne gouvernance dans les États africains, à travers la lutte contre la corruption, le pillage de richesse, la gabegie, le déficit de démocratie, la pauvreté, la misère…

Au cours de cette soirée qui sonnera également la fin des activités culturelles annuelles au sein de l’Institut français du Gabon, l’artiste devrait évidemment revisiter ses plus grandes productions tels que Nkere ; Africa Obota ; Awana W’Afrika, Réveil de l’Afrique ; Piroguier, Maladalité, Vérité d’Afrique…