En vue célébrer l’œuvre de Pierre Claver Akendengue, le département de Littérature africaine de l’Université Omar Bongo a organisé, le 19 mai, dans le cadre de ses activités de recherches, une journée pluridisciplinaire sous le thème :«Regards sur l’œuvre de Pierre Claver Akendengue».

Le directeur du Département de littérature africaine, Lucien Ditougou et l’initiateur de la journée Pierre Claver Akendengue, Noel Bertrand Boundzanga à l’ouverture de l’évènement, Libreville le 19 mai 2017. © Gabonreview

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Pierre Claver Akendengue, musicien gabonais de renommée internationale, était à l’honneur ce 19 mai à l’université Omar Bongo, avec l’organisation d’une journée pluridisciplinaire consacrée à son art.

Initié  par le département de littérature africaine, sous le thème «Regards sur l’œuvre de Pierre Claver Akendengue», l’évènement avait pour objectif de célébrer l’œuvre immense de Pierre Claver Akendengue. En d’autres termes, les communications et débats animés à l’occasion de cette journée ont porté  sur «l’homme et l’œuvre ; l’homme et la culture et les rapports entre littérature et musique», a confié Hermann Guilain Ngoma, l’un des membres de l’organisation.

A cet effet, Gontran Ondo Zukue, doctorant en Lettres modernes, Brice Tam Nguini, étudiant en master II littérature africaine, ont, entre autres, animé des conférences débats sur les thèmes «La voix qui refuse l’obscurantisme» et «Pierre claver Akendengue : au service de la vérité».  Pour leur part, Jérémie Owono Nguema, master II philosophie, Ruffy Doumou Mayela master II littérature africaine, ont respectivement animé leurs conférences sur les thèmes : «Pierre claver Akendengue : chanter pour communier», «humanisme et tragédie de l’histoire dans les chansons de Pierre Claver Akendengue».

Par ailleurs, Hyacinthe Mezui Aba’a, master littérature africaine, Sylvana Ada’a Ella, Master littérature africaine et Colbert Mba Mbegha, master littérature africaine, ont axé leurs conférences sur les thèmes : «Akendengue chante pour la liberté», «la souffrance dans la maladité» et «Pierre Claver Akendengue ou le poète de la cafritude».

A travers toutes ces communications, les conférenciers ont démontré comment Pierre Claver Akendengue est la voix qui mène de l’ombre à la lumière. Autrement dit, cet artiste participe à la libération et à l’émancipation des peuples à travers son art musical. Ce, par un engagement dans la dénonciation des injustices sociales, de l’oppression des politiques sur les couches les plus défavorisées. Une reconnaissance que Pierre Claver Akendengue affirme avoir «acceptée avec beaucoup d’humilité», à travers une vidéo diffusée pour la circonstance.

Le directeur du département de Littérature africaine a salué cette journée d’étude. D’autant plus qu’elle «célèbre l’une des seize grandes icones de la culture mondiale, africaine et particulièrement gabonaise. Patriarche de la culture reconnue sur le plan mondial de par son art et son engagement», a déclaré Lucien Ditougou.

Inspirateur de l’évènement, Noel Bertrand Boundzanga, quant à lui a estimé que ces travaux consacrés à Akendengue trouvent tout leur sens en ce qu’ils jettent un regard sur l’œuvre immense d’une icône, d’envergure mondiale, de la littérature et de la musique gabonaise. Se basant sur son expérience personnelle, il  a  affirmé que «la musique de pierre Claver Akendengue est dotée d’une puissance performatrice. En ce sens qu’en l’écoutant, elle vous pousse à agir, à  ne pas rester spectateur mais plutôt à poser un acte dans la société».

Du fait de l’engouement suscité par première édition, les organisateurs ont promis de rééditer l’évènement  dans les prochains jours.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga