Le rappeur gabonais, ex-sociétaire de Mayena productions, a récemment rendu public son dernier single intitulé «Odjuku». Une charge à peine voilée contre Ali Bongo.

Détails de la jacket du single «Odjuku». © Capture d’écran/Gabonreview

Détails de la jacket du single «Odjuku». © Capture d’écran/Gabonreview

 

Des mois après la sortie de «Magique», Köba Building a récemment rendu public un nouveau single. Intitulé «Odjuku», du nom de l’ancien chef rebelle biafrais mort en 2011, la nouvelle production tranche avec le «sentimentaliste» que le bad boy d’Eben Entertainment était devenu le temps d’un featuring avec Santina. Politiquement engagé, le single apparaît comme une charge à l’encontre d’Ali Bongo, dont visait la campagne «#Onnetesuitpas», menée, il y a plusieurs semaines, par des ressortissants gabonais dans l’hexagone.

Le single de Köba Building reprend ouvertement ce code. L’artiste esquisse le bilan peu glorieux du nommé Odjuku. Il évoque notamment «sept ans au pouvoir dans le crime et le divertissement», l’absence d’écoles et de logements. Le rappeur ne manque pas de revenir insidieusement sur les émeutes du 31 août dernier au Gabon, et condamne les tirs des «milices» contre des «gens désarmés». Si le positionnement de Köba Building peut surprendre, c’est qu’une partie du public gabonais n’a pas forcément apprécié son départ d’Eben Entertainment pour l’écurie Mayena Productions. D’autant que les principaux promoteurs de cette boîte sont connus pour être très proches du pouvoir en place.

Avec son dernier single, Köba Building fera-t-il la paix avec des artistes comme F.A.N.G., l’un de ses plus fervents contempteurs ? N’empêche, l’ancien poulain de Franck B’aponga dit avoir désormais un objectif précis : «dire le plus de vérité avant qu’on l’élimine». «Sous le poids de nos rimes, on va faire écrouler ton régime», adresse-t-il au fameux Odjuku.