A l’occasion de ses 50 ans, l’artiste se produira le 10 avril prochain à Libreville, à l’Institut français du Gabon (IFG). Un spectacle théâtral et musical écrit par Annie-Flore Batchiellilys et mis en scène par Michel Ndaot, sous le thème Dinongue «l’Entente», ce sera l’ordre du jour de cette célébration. La cinquantenaire revient avec Gabonreview sur les contours de ce «spectacle inédit».

L’artiste lors de la conférence de presse en prélude à son concert, le 5 avril 2017 à Libreville. © Gabonreview

 

Annie Flore Batchiellilys et deux ses collaborateurs avec (de gauche à droite) : Michel Ndaot et Ulrich Ndong Nzé (attaché de presse). © Gabonreview

Gabonreview : 50 ans de partage, de messages et de positivité marqués par une carrière très riche en répertoire musicale. Concert d’au revoir ou de renaissance ?

Annie Flore Batchiellilys : C’est vrai qu’en faisant le bilan, lorsqu’on arrive à une étape de sa vie, il faut prendre des décisions. Vu les conditions de l’artiste gabonais au Gabon, cela aurait été une bonne occasion de dire : «Je dépose les valises». Mais, tant que la vie nous donne raison, il faut avoir l’espoir. Je vous donne rendez-vous le 10 avril prochain pour partager cet instant. C’est un cadeau que je veux offrir à ma mère. Comme je le disais tantôt, c’est l’heure du bilan et, pour l’instant, je ne dépose pas les valises : «Je continue l’aventure musicale».

Pourquoi le format de théâtre musical ?

Chanter c’est danser, jouer la comédie…Il y a pleins de choses englobant le chant. Mais quand on chante, l’on n’a pas toujours toutes ces compétences. Et j’avais vraiment envie de partager avec le public, toutes les expériences ayant marqué ma vie jusqu’ici : les rencontres, les talents, etc. A titre d’exemple, je suis fan du talent de Michel Ndaot, de ses qualités de travailleur, de ce qu’il donne. Et j’avais envie qu’il soit en face de moi, qu’il fasse une très belle salade avec tous les fruits que j’ai mis entre ses mains. Tout ce qui est bon, a besoin d’unité. Car seul, je n’aurai pu donner la plénitude de ce qui nous attend le 10 avril prochain.

Aperçu d’une chorégraphie du spectacle. © Gabonreview

Tous ensemble, nous participons à ce que cette rencontre soit un bon moment de partage. Vous n’êtes pas sans ignorer que le pays traverse des moments difficiles. Pourtant, nous travaillons tous d’arrache pied, aussi bien les danseuses, que les comédiens, mais également toutes les personnes gravitant autour de cet événement. Je voudrais, à cette occasion, adresser mes remerciements à Fernand Lepoko pour son apport dans la matérialisation de ce spectacle.

Aura-t-on droit à un bilan musical à travers tes prestations ?

Ça va être difficile ! D’entrée, je dirai que le nouvel album sera à l’affiche. Les titres d’anciens albums, en revanche, du moins quelques uns, seront distillés ici là, en guise de rappel. Tout mon répertoire ne saurait être passé en revue à cette occasion. Dans tous les cas, ce sera un bon moment de partage.