Soutenant la résistance pour la libération du Gabon, ce mouvement localisé à Paris a défendu Annick Ozenga Mbourou et Jean-Jacques Eyi Ngwa, le 21 juillet. Ces deux figures des Gabonais de France ont été victimes de «vérités mensongères» dans un billet de la bloggeuse Anne-Marie Dworaczek, le 18 juillet.

© D.R.

 

Le mouvement citoyen gabonais du Ranelagh (une voie du 16e arrondissement de Paris, ndlr) a réaffirmé son soutien à Annick Ozenga Mbourou et Jean-Jacques Eyi Ngwa, le 21 juillet. En effet, ces deux figures des Gabonais de France ont fait la une de la bloggeuse Anne-Marie Dworaczek, le 18 juillet. Dans le billet publié à cet effet, la pro Ali Bongo a soutenu qu’Annick Ozenga Mbourou et Jean-Jacques Eyi Ngwa se sont désolidarisés de Jean Ping au profit du pouvoir, par le truchement de René Ndemezo’o Obiang.

Des «affabulations» réfutées par les deux concernés. «Non seulement il n’a jamais été question pour elles de rallier, de quelque manière que ce soit, le camp de la dictature, mais en plus, elles réaffirment encore plus fortement leur soutien total au véritable président élu du Gabon, Jean Ping, ainsi que leur détermination à se battre pour que le choix opéré massivement par le peuple gabonais dans les urnes le 27 août 2016, soit enfin respecté», a recadré le mouvement citoyen gabonais du Ranelagh.

Et cette plateforme de réitérer son soutien à Annick Ozenga Mbourou et Jean-Jacques Eyi Ngwa face à ce qu’elle a qualifié d’énième attaque du camp de la dictature criminelle gabonaise. «Attaque qui, ne nous y trompons pas, ne vise qu’à jeter l’opprobre sur deux compatriotes ayant fait la preuve de leur engagement sur le terrain, depuis des mois, dans la lutte pour un Gabon démocratique et juste», a déclaré le mouvement citoyen. Et celui-ci de soutenir que cette attaque vise également à «affaiblir l’ensemble du mouvement de la résistance en y installant notamment le poison de la suspicion et le virus de la division».

Selon le mouvement de soutien de la résistance pour la libération du Gabon, Anne-Marie Dworaczek n’en est pas à son premier coup d’essai concernant la publication de vérités mensongères. «Madame Dworaczek ne fait, au fond, que remplir son office et défendre son camp dans la lutte contre les Gabonais sincèrement épris de justice et démocratie», a déclaré le mouvement.

Les Gabonais du Ranelagh ont ainsi lancé un avertissement à la bloggeuse, car s’exposant de fait à des poursuites judiciaires de la part des personnes indexées. «Les lois de la République française autorisent la poursuite devant la justice pour diffusion d’informations mensongères et diffamantes», ont-ils rappelé. Le mouvement citoyen gabonais du Ranelagh a ainsi soutenu par avance une action éventuelle dans ce sens, d’Annick Ozenga Mbourou et Jean-Jacques Eyi Ngwa à l’encontre d’Anne-Marie Dworaczek.