Estimant aujourd’hui que «lorsqu’il y a des problèmes, il faut le reconnaître et tout faire pour les corriger», l’ancien vice-Premier ministre d’Omar Bongo est sorti de son mutisme. Depuis 1990 et les changements politiques intervenus au Gabon, il ne s’était plus épanché, dans les médias, sur les sujets politiques nationaux. Une invite à l’ensemble de la classe politique.

L’autre beau-père d’Ali Bongo : Etienne-Guy Mouvagha Tchioba, ancien vice-Premier ministre. © Gabonreview (montage)

 

Dans une interview accordée au magazine Le Plus d’Afrique Gabon Presse, paru le 6 septembre, Etienne-Guy Mouvagha Tchioba, ancien vice-Premier ministre, ancien député-maire de Lastoursville, invite les hommes politiques gabonais à mettre en avant l’idée du dialogue et de la concertation. «La plupart des conflits, même les plus graves qui ont existé, comme les deux guerres mondiales, se sont terminées autour d’une table regroupant les protagonistes, afin d’en tirer les enseignements et regarder dans la même direction», lance-t-il. Ne penserait-il donc pas que le dialogue politique d’Angondjé n’ayant pas suffi à éteindre tous les foyers de tension, il y a nécessité de se parler encore ?

Exprimant des craintes sur la situation socio-politique actuelle, l’actuel Président du Conseil d’administration de la Banque internationale pour le commerce et l’industrie du Gabon (Bicig) souligne que «quand je vois ce qui se passe autour de nous, dans la sous-région, je dis simplement que le Gabon doit éviter cela car, très souvent, on sait quand ça commence, mais personne ne peut dire quand ça se termine». Et d’ajouter : «Il est vrai que ce qui est arrivé est triste, mais est-ce une raison pour ne pas se ressaisir».

Ci-devant l’autre beau-père d’Ali Bongo Ondimba – pour être le grand-père de Malika Bongo Ondimba -, Mouvagha Tchioba estime «il y a des choses à changer, c’est évident. Là où il y a des problèmes, il faut le reconnaître et tout faire pour les corriger.».

Âgé aujourd’hui de 77 ans, l’ancien Sénateur de Lastoursville s’exprime très peu dans les médias sur l’actualité politique depuis les grands changements politiques intervenus en 1990. On l’entendait plus souvent que sur les questions sportives lorsqu’il présidait aux destinées du club de football «Lozo Sport», ancien pensionnaire du National Foot 1, au début des années 2000, et sur l’actualité bancaire…