Suite à la nomination, le 4 mai, du président d’Union & Solidarité (US, ex-UPG Loyaliste), des jeunes du Mouvement des jeunes Upégistes (MJU) ne cachent plus, sur les réseaux sociaux, leur déception. Certains, se disent carrément «trahis».

Jean de Dieu Moukagni-Iwangou (cravate rouge), lors de la cérémonie de prestation de serment, le 7 mai 2018, à Libreville. © Communication présidentielle

 

Prévue pour le mercredi 9 mai prochain au siège du parti à Libreville, la rencontre entre Jean de Dieu Moukagni-Iwangou et les militants de l’US s’annonce tendue. Si ce matin, le nouveau ministre d’Etat chargé de l’Enseignement supérieur a promis de leur expliquer les raisons l’ayant motivé à accepter d’entrer au gouvernement, au sein du Mouvement des jeunes Upégistes, une structure politique affiliée à son parti, certains se sentent floués. C’est notamment le cas de la présidente dudit mouvement qui, dans un post sur Facebook, ce lundi 7 mai au terme de la prestation de serment de son mentor politique, dit se sentir «quelque peu trahie».

Elza-Ritchuelle Boukandou, présidente du MJU. © D.R.

Si Elza-Ritchuelle Boukandou dit parler en son nom propre, elle annonce par ailleurs une déclaration de son mouvement dans les prochains jours. L’on doute que la position officielle du MJU soit différente de celle de sa présidente, qui dit ne pas soutenir la démarche du président de l’US. Toutefois, elle a indiqué avoir pris acte de la décision d’«homme libre» qu’est Moukagni-Iwangou.

Avant la sortie officielle du MJU, sa présidente constate déjà que le nouveau membre du gouvernement «n’a pas convoqué les organes du parti avant d’aller faire allégeance au monarque, voulant ainsi (les) mettre devant le fait accompli». «Cet acte est personnel et n’engage en rien notre formation politique», déduit Elza-Ritchuelle Boukandou, qui se souvient de la dernière correspondance que leur a adressée le nouveau promu le week-end écoulé. Une correspondance qui laissait croire que l’intéressé avait décliné le poste. Mauvaise lecture.