Plus de six ans après le décès de Pierre Mamboundou, ses héritiers politiques réunis au sein du courant «Les Mamboundouistes», annoncent qu’ils tenteront, dans les prochains jours, de «briser le mystère» autour de la disparition du fondateur de l’Union du peuple gabonais (UPG).

Pierre Mamboundou (ici en août 2009 à Libreville) est décédé en octobre 2011. © AFP/Wils Yanick Maniengui

 

A l’UPG, et pour ceux ayant fait partie de son entourage, le décès de Pierre Mamboundou, le 15 octobre 2011, «reste une épreuve insurmontable» et surtout une perte inexpliquée six ans après. «Les Mamboundouistes» n’entendent pas laisser inexpliquée plus longtemps la mort de celui dont ils se disent héritiers. Le nouveau courant politique créé, samedi 17 février, au sein du parti dirigé par Mathieu Mboumba Nziengui annonce des actions en vue de faire éclater la vérité.

«Afin de faire bouger les lignes, nous vous informons de ce que Les Mamboundouistes vont se constituer partie civile dans ladite affaire pour tenter de briser le mystère. Nous souhaitons vivement qu’une enquête arrive à son terme pour la première fois dans notre pays», a annoncé ce week-end Jules Boulende, le porte-parole du courant.

L’initiative des Mamboundouistes fait suite à la plainte déposée par la famille de Pierre Mamboundou au Gabon, visant à «élucider les conditions de (sa) disparition». «La famille au Gabon avait saisi les juridictions compétentes, lesquelles sont à ce jour en enquête, dont l’issue est incertaine comme dans d’autres affaires», a regretté le porte-parole du nouveau courant politique.

Officiellement, le fondateur de l’UPG est décédé à 65 ans des suites d’une «crise cardiaque» à son domicile de Libreville. Ses partisans continuent de prétendre à un «assassinat» supposément planifié par le pouvoir,  avec la complicité de quelques membres de sa famille biologique et des cadres de son parti.