Le président du Parti pour le développement et la solidarité sociale (PDS), Me Séraphin Ndaot Rembongo, regrette que seul l’aspect politique préoccupe les contempteurs du projet de révision constitutionnelle. Il assure que cette réforme ne vise en rien «la monarchisation du pouvoir» comme le soupçonnent certains dans l’opposition.

Me Séraphin Ndaot Rembongo, le président du PDS, en juin 2016 à Port-Gentil. © Gabonreview

 

Etonné, voire agacé, Me Séraphin Ndaot Rembongo ne partage pas du tout la préoccupation de certains de ses compagnons de l’opposition au sujet du projet de révision constitutionnelle. Des membres de l’opposition dite radicale proche de Jean Ping, à l’instar du sénateur Jean Christophe Owono Nguema et le président du parti Union et Solidarité (US), Jean de Dieu Moukagni-Iwangou, perçoivent ce projet de révision comme une volonté du régime de «monarchiser» le pouvoir et de permettre à Ali Bongo de demeurer en place aussi longtemps que son prédécesseur de père, Omar Bongo.

Au PDS, l’on juge fausse cette lecture des deux opposants ayant lancé ces dernières semaines un plaidoyer pour bloquer l’adoption dudit projet. Le président du parti, à la faveur de sa sortie, samedi 18 novembre à Libreville, a d’ailleurs tenu à se défendre : «les dialogueurs n’étaient pas des monarchistes pour aller proposer une monarchie à la place de la République».

«Je m’étonne de ce que, sur les 264 articles que comporte le protocole d’accord qui représente le résumé des recommandations ayant été faites (au cours du dialogue national), on ne parle que de politique. Or, seulement 50 à 60 articles sont liés à la politique», s’est exprimé Me Séraphin Ndaot Rembongo, exhortant à de la retenue de la part des contempteurs du projet de révision constitutionnelle. Le leader du PDS n’a pas manqué d’inviter ses compagnons de l’opposition à s’intéresser à «des choses aussi importantes qui ont été débattues» au cours des assises d’Angondjé, relatives notamment au domaine social, économique et environnemental.

A entendre Me Séraphin Ndaot Rembongo, l’aspect politique du «dialogue politique national» d’Ali Bongo n’était que minime, et s’intéresser à la révision de la Constitution décidée au terme de ces assises s’apparenterait à une perte de temps. Comme lui, d’autres opposants parmi lesquels Pierre-Claver Maganga Moussavou et Patrick Eyogho Edzang ayant également défendu ce projet de révision. Tous ont nié avoir des desseins monarchistes pour leur pays.