La mobilisation, la sensibilisation et la résistance sont toujours d’actualité dans le camp de l’opposition qui revendique la victoire de Jean Ping à la dernière élection présidentielle. Pour marquer cette revendication et la résistance, les Souverainistes-écologistes ont été sur le terrain, le 12 août pour sensibiliser leurs partisans.

Francis Aubame (droite) et Michel Ongoundou Loundah (archive). © Gabonreview

 

Les membres du directoire des Souverainistes lors de la causerie de Bessieux, le 12 août 2017. © Facebook /Francis Aubame

Alors que l’on s’approche inexorablement du premier anniversaire de la dernière élection présidentielle, la mobilisation et la résistance n’ont pas faibli. L’intention de faire chuter l’actuel occupant du palais du Bord-de-mer reste de mise et les Souverainistes-écologiques l’ont manifesté en allant à la rencontre des populations de Bessieux.

Parti politique membre de la Coalition pour la Nouvelle République autour de Jean Ping, les Souverainistes-écologiques sont allés expliquer aux populations du troisième arrondissement de Libreville, la nécessité de poursuivre ce qu’ils qualifient de «résistance» et de dénier le pouvoir exercé par Ali Bongo. Le motif de leur colère et de leur exaspération ? Leur «vote a été volé le 27 août 2016».

Invoquant la «mémoire des Gabonais tombés sous les balles d’Ali Bongo au soir du 27 août dernier», ainsi que les noms des «prisonniers politiques» que sont Landry Amiang Washington, Bertrand Zibi et «tous les autres dont on ignore les noms», le secrétaire exécutif de ce parti, Michel Ongoundou Loundah, a tenté de justifier l’enjeu de ce combat.

«Nous sommes venus vous dire que nous n’avons pas voté le 27 août dernier pour qu’Ali Bongo gouverne. Ne soyez pas de ceux qu’on achète à cause de la faim. Le tort que ce régime a fait subir au peuple gabonais est de le définir comme un estomac affamé qu’il faut remplir pour qu’il se taise», a-t-il lancé à la population.

Pour lui, «Jean Ping est toujours serein et déterminé». «La victoire pour l’alternance est proche», a-t-il déclaré, ajoutant que «les pluies les plus douces sont les plus dangereuses». Une façon pour le secrétaire Exécutif des Souverainistes d’indiquer que même si l’on ignore le moment de cette alternance, elle est «une évidence».

Le président des Souverainistes, Francis Aubame a insisté quant à lui sur l’attachement à la coalition bâtie autour de Jean Ping. «Nous étions depuis le début et nous serons jusqu’à la fin. On est condamné à combattre et à chasser ce pouvoir. Il n’y a pas de on va encore faire comment ?», a-t-il déclaré. «Nous nous battons pour chasser ce régime dictatorial afin de faire autrement », a-t-il précisé.

Repoussant toutes formes de négociations que préconisent certains acteurs politiques, Francis Aubame fait remarquer qu’on ne peut se dire opposant et comparer le vainqueur de la présidentielle (Jean Ping) au perdant (Ali Bongo). «Il n’y a pas de ni-ni. Jean Ping a gagné l’élection présidentielle du 27 août 2016, il doit gouverner. Celui qui a perdu doit partir, Ali doit partir. Ou on est avec Ping, c’est à dire avec le peuple gabonais ou on est avec Ali, c’est à dire contre le peuple gabonais. Au milieu il n’y a rien.», a-t-il mis en garde.

Depuis quelques semaines, la Coalition autour de Jean Ping a engagé un certain nombre d’actions de protestation et de contestation sur le terrain, visant à créer la résistance au sein de la population. Une démarche qui vise simplement à créer des conditions favorables au départ d’Ali Bongo du pouvoir.