Le volume des transactions financières opérées via les solutions Airtel Money, Mobicash, BGFImobile et autres fera bientôt l’objet d’une étude confiée à l’allemand Sigos.

Sigos a signé récemment un contrat avec l’Etat gabonais pour tester le Mobile Money dans le pays. © Facebook/Sigos

 

Les membres du gouvernement avec les responsables de Sigos, en réunion à Libreville, le 1er août 2018. © AGP-Gabon

Le gouvernement gabonais, par l’entremise du ministère en charge de l’Economie numérique, a officialisé le 1er août la signature d’un contrat avec la société Sigos. Leader mondial des solutions de test pour toutes les technologies, la société allemande est chargée d’évaluer le volume et la fréquence des transactions effectuées par les usagers sur les différentes solutions de mobile, tels que Airtel Money, Mobicash et BGFImobile. La phase pilote de ce test placé sous la surveillance de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) est prévue durer trois mois.

Si le gouvernement a décidé de mettre Sigos sur les traces du Mobile Money au Gabon, c’est surtout parce qu’il veut évaluer l’impact de ces différents outils de transfert d’argent sur l’économie. Au ministère en charge de l’Economie numérique, certains n’hésitent pas à évoquer l’application de taxes sur ces transactions financières qui semblent échapper à l’Etat jusqu’à lors.

Officiellement, rapporte l’Agence gabonaise de presse (AGP), le gouvernement justifie ce test par la nécessité d’offrir une meilleure qualité de service et d’assurer une sécurité optimale aux usagers.

En termes de solutions numériques, le gouvernement gabonais présente l’Allemand Sigos comme un des meilleurs au monde. La société elle-même revendique sur son site Internet «plus de 470 opérateurs réseau et 670 entreprises clientes dans 157 pays à travers le monde».