Convaincu de ce que son adversaire du Parti démocratique gabonais (PDG) a «manipulé le vote» dans certains bureaux du 1er siège du département de la Douigny aux législatives, le candidat de l’Alliance pour le changement et le renouveau (ACR) réclame sa victoire au 1er tour. Il menace de déposer plainte et en appelle à l’intervention d’Ali Bongo.

Bruno Ben Moubamba, pendant sa campagne électorale dans le département de la Douigny. © D.R.

 

S’il l’avait d’abord accepté, quatre jours après la publication par la représentation locale du Conseil gabonais des élections (CGE) des résultats des législatives du 1er siège du département de la Douigny (Moabi), Bruno Ben Moubamba a changé d’avis. Il ne souhaite plus aller au second tour. Du moins, pas contre Hyacinthe Mamboundou Houndziengou du PDG.

«Je déposerai demain une plainte devant la Cour constitutionnelle pour que l’on reconnaisse ma victoire dès le premier tour aux législatives. Le candidat du PDG ne peut pas prétendre à un second tour contre moi au regard de la loi. Le peuple de Moabi ne va pas accepter un passage en force», a posté le président de l’ACR dans la nuit du 9 au 10 octobre sur sa page Facebook.

Ce matin, preuve que sa colère n’est pas redescendue, l’ancien vice-Premier ministre en appelle désormais à l’intervention d’Ali Bongo, par ailleurs président du PDG. Il demande au «distingué camarade» «de bien vouloir retirer le candidat du PDG à Moabi de la course».

Si Bruno Ben Moubamba exige le retrait de la candidature de son principal adversaire pour le second tour prévu le 27 octobre prochain, c’est parce qu’il l’accuse d’acquis ses résultats par des méthodes troubles. «Il a manipulé le vote dans des bureaux comme Ngaala avec l’argent détourné par le DG de la CDC», accuse l’opposant, qui juge «décevant» ce prétendu achat des suffrages. Le parti et le candidat mis en cause apprécieront.