Le secrétaire général exécutif du Bloc démocratique chrétien (BDC) s’est prononcé le 24 juin à Libreville, sur l’arrivée des experts de la Cour pénale internationale (CPI) au Gabon. Si Guy Christian Mavioga juge cette mission de «caduque et anachronique» du fait de son timing, il invite néanmoins les Gabonais à la réconciliation nationale.

Le secrétaire exécutif, Guy Christian Mavioga au cours de sa déclaration Libreville, le 24 juin 2017. © Gabonreview

 

La venue des experts de la Cour pénale internationale (CPI), le 20 juin au Gabon, pour une mission préliminaire sur les évènements postélectoraux d’août 2016, était au centre de la communication faite le 24 juin à Libreville, par Guy Christian Mavioga.

Dans une déclaration, le secrétaire général exécutif du Bloc démocratique chrétien s’est prononcé sur la nécessité de cette mission, non sans inviter les Gabonais à la réconciliation pour sortir le pays de la crise sociopolitique actuelle.

Jugeant  la mission de «caduque et anachronique», Guy Christian Mavioga estime que le Gabon n’a pas besoin d’une instance juridictionnelle internationale soit-elle, pour pointer du doigt un camp, alors que le Gabon vient d’amorcer la marche vers l’apaisement par le biais d’un dialogue constructif, dont le but est de réconcilier tous les Gabonais entre eux», a-t-il déclaré.

Dans le même élan, le secrétaire exécutif du BDC a salué l’opposition et le pouvoir pour leur «disponibilité à collaborer avec les experts de la CPI, en mettant à leur disposition tous les éléments de preuve afin d’aider à la manifestation de la vérité» s’est-il réjoui.

Toutefois, Guy Christian Mavioga a déploré le fait que les experts de la CPI «n’aient pas rencontré toutes les composantes de la société, notamment l’opposition constructive et les partis de la majorité ayant, eux aussi, vécu les moments douloureux d’août 2016». Cette rencontre, a-t-il précisé, aurait pu «apporter des éléments supplémentaires».

Reconnaissant la douleur occasionnée par les évènements malheureux d’août 2016, Guy Christian Mavioga  pense que «le pays doit avancer». Pour cela, il propose au chef de l’Etat et à son gouvernement de travailler à «l’instauration d’une journée de souvenir dédiée à toutes les victimes et à leurs familles, une journée de réconciliation nationale au cours de laquelle chaque Gabonais doit faire l’effort d’aller vers l’autre qui ne pense pas comme lui», a-t-il suggéré, non sans inviter Ali Bongo à rendre effectif le protocole issu du dialogue d’Angondjé.

Concernant la situation sociopolitique actuelle du Gabon, Guy Christian Mavioga a invité les Gabonais à prôner l’amour du prochain et la réconciliation nationale, afin de mener le Gabon vers la prospérité pour le bien de tous.Dans cette perspective, il exhorte «le camp de la majorité républicaine et sociale pour l’émergence à accepter le sacrifice pour l’amour du Gabon, en allant  vers le camp de l’opposition radicale et inversement, afin de sceller la réconciliation nationale».

Auteur: Jean-Thimothé Kanganga