Ecartés des compétitions cyclistes nationales et internationales par le ministère des sports pour avoir boycotté leur participation à la course cycliste la Tropicale, les panthères version cyclistes refusent de porter l’étiquette d’antipatriotiques et le signifient dans une lettre d’explication adressée au ministre des sports.

L’équipe cycliste du Gabon. © D.R.

 

Accusés d’antipatriotisme, les six cyclistes gabonais récemment radiés de toutes compétitions nationales et internationales par la ministre Gabonaise des sports viennent de donner leur version des faits sur les raisons qui ont motivé leur refus de prendre part au départ de la 12e édition de la compétition cycliste La Tropicale.

A travers un courrier à l’intention de la patronne des sports, signé du capitaine des panthères cyclistes, ils expliquent avoir saisi l’occasion de cet événement de grande audience pour forcer une réaction en leur faveur. «On s’est dit en plus qu’à la veille de la Tropicale, elle (la ministre des sports) devait venir nous rendre visite. Elle ne l’a pas fait non plus, préférant envoyer ses conseillers pour tenter une négociation car dimanche soir (la veille de la compétition) alors qu’avec elle-même au moins, une issue pouvait être trouvée», s’est justifié Cédric Tchouta.

Pour lui, le vase était plein, car ils avaient concédé trop de concessions en acceptant notamment d’évoluer sans entraineur depuis le mois de mars 2016, ce qui a induit une absence de suivi technique. De même, ils ont évolué sans Kinésithérapeute, ni trousse de secours. Leurs primes pour leur participation aux compétitions continentales n’étaient plus convenablement assurées depuis 2014. Les cyclistes évoquent notamment le non paiement des primes pour leur participation au Tour du Maroc en 2014, le Grand prix Chantal Biya 2015, le Tour du Sahara 2016, le Tour du Cameroun 2016 et la Tropicale 2016.

Un ensemble de faits qui a conduit le groupe à se rapprocher de la patronne des sports dans un courrier daté du 15 février, deux semaines quasiment avant le début de la compétition. Resté sans suite, précise Tchouta, alors que les panthères cyclistes sollicitaient une audience exemptée des dirigeants fédéraux, le courrier n’a donc pas prospéré.

Et pour faire contre mauvaise fortune bon cœur, car reconnaissant pour le bénéfice de deux mois de préparation à l’internationale, les coureurs ont accepté de participer à cette épreuve 2017, avant de décider dans une dernière tentative de se faire entendre. Rien ne s’est produit en face. «Avec seulement quelques mois à la tête de ce ministère, c’est la première fois que nous avons eu droit à une préparation de deux mois et une compétition en guise de préparation internationale», a-t-il indiqué.

En croyant recevoir la visite de la ministre à la veille du coup d’envoi comme cela est de coutume, rappelle le capitaine des panthères, ils se sont retrouvés une fois de plus face à leur devoir d’assumer leur part de patriotisme.

Auteur : Alain Mouanda