Après deux jours de travaux, les participants à la première réunion sur l’Initiative africaine sur l’adaptation ont validé la feuille de route visant entre autres, à mobiliser davantage de partenaires financiers et techniques pour la mise en œuvre de cette initiative et de préparer la table ronde des bailleurs de l’IAA, en marge de la prochaine assemblée générale des Nations Unies en septembre 2018.

Des participants au terme de la cérémonie d’ouverture des travaux, le 27 mars 2018 à Libreville. © Gabonreview

 

Si les participants à cette réunion stratégique de Libreville tenue du 27 au 28 mars estiment qu’il reste beaucoup à faire, il n’en demeure pas moins que l’adoption de cette feuille de route est déjà un acquis considérable. L’on est par exemple parvenu à quelques accords de principes non négligeables. Il s’agit notamment, cite Yannick Ongonwou Sonnet, directeur général gabonais de l’Environnement et de la Protection de la nature, de «l’engagement des institutions africaines qui se sont rendus disponibles afin d’apporter leur contribution ; la convergence d’opinions sur la pertinence et l’importance de fédérer les efforts des Etats et des institutions africaines en matière d’adaptation eu égard à son importance dans nos pays ; la synergie de travail, à travers des présentations et des discussions fructueuses».

Guy Rossatanga Rignault, lors de son allocution, et une phase des travaux. © Gabonreview

Ainsi, la feuille de route adoptée devra guider le travail des experts prévu dans les prochains jours, consistant à préparer l’assemblée générale de New York prévue pour septembre prochain. Il s’agira notamment de s’appuyer sur le rapport de l’état de l’adaptation en Afrique, brandit comme le principal outil de plaidoyer. Au cours de son allocution circonstancielle, Guy Rossatanga Rignault, ministre gabonais de la Mer, a estimé que «cette réunion des partenaires est une première étape cruciale dans la feuille de route de ladite initiative après la signature, en janvier dernier à Addis-Abeba, d’un partenariat entre le Gabon et le PNUD lors de la réunion du bureau du CAHOSCC».

Pour le représentant du coordonnateur du Comité des chefs d’Etat et de gouvernements africains sur le changement climatique, cette initiative doit désormais être perçue comme un «outil au service de nos populations». Dans sa phase opérationnelle, indique Guy Rossatanga Rignault, celle-ci compte renforcer la résilience des villes africaines, de l’agriculture et du développement du continent.

La première réunion stratégique sur l’IAA a également permis d’interroger les possibilités de soutien aux efforts de mobilisation de ressources, d’assurer une mise en œuvre adéquate des mesures d’adaptation répondant aux besoins africains. Nul doute que l’accompagnement du PNUD et de l’ONU Environnement dans la mise en œuvre de l’IAA soit un gage de crédibilité après la contribution du Gabon (500 000 dollars US), il y a quelques mois.