Le ministre d’Etat en charge de l’Enseignement supérieur, par ailleurs président exécutif d’Union & Solidarité (US), a jugé utile la mesure de mise en bons de caisses des fonctionnaires de l’Estuaire, tout en disant comprendre la colère des concernés.

Le ministre d’Etat en charge de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Jean de Dieu Moukagni-Iwangou, le 12 juillet 2018 à Radio Gabon. © capture d’écran (Gabon 1ère)

 

Dès cette fin du mois de juillet, les fonctionnaires de la province de l’Estuaire seront soumis aux bons de caisse pour toucher leur salaire. Cette mesure gouvernementale est loin de faire l’unanimité. Pourtant, certains, à l’instar de Jean de Dieu Moukagni-Iwangou, la jugent nécessaire et y voient une stratégie visant à débusquer les agents de l’Etat peu ou pas présents à leurs postes de travail.

S’il a dit comprendre «le désagrément» et «la gêne» occasionnés par cette mesure, qui s’apparente à un audit des agents de l’Etat, invité jeudi 12 juillet à l’émission «Décryptage» de Radio Gabon, le ministre d’Etat en charge de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a invité les Gabonais à s’«élever et voir où se trouve l’intérêt de la nation». Magistrat hors catégorie, le président exécutif d’Union & Solidarité a par ailleurs assuré que dans le cadre de cette opération, «les droits (des fonctionnaires sont) parfaitement préservés et protégés», notamment en termes d’accès à leur traitement.

Pour Jean de Dieu Moukagni-Iwangou, la mise en bons de caisse des fonctionnaires de l’Estuaire vise un but précis : «il s’agit, par temps de rareté, d’utiliser avec le plus grand avantage les deniers existants». «Il y a derrière cette mesure, a-t-il précisé, la nécessité de vérification que les traitements alloués par l’Etat sont destinés à des personnels bien précis, qui sont à la tâche. Donc une mission de vérification.»