Arrivé à Libreville ce jeudi 14 juin, Faustin-Archange Touadéra a sollicité d’Ali Bongo le maintien des 450 soldats gabonais au sein de la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations unies pour la Centrafrique (Minusca).

Ali Bongo et Faustin-Archange Touadéra, le 14 juin 2018, à Libreville. © Communication présidentielle

 

Prévu pour le 30 septembre prochain, le retrait du contingent gabonais de la Minusca pourrait être retardé de plusieurs mois voire de quelques années, le temps que la sécurité et la stabilité soient totalement rétablies en République centrafricaine. C’est la principale demande exprimée par Faustin-Archange Touadéra à son homologue gabonais ce jeudi 14 juin à Libreville.

«Récemment, le gouvernement gabonais a demandé le retrait de son contingent. Ce contingent est très actif, très engagé en République centrafricaine, il nous appui dans notre quête de stabilité. Aujourd’hui, je comprends (le souhait du Gabon), mais je pense que nous avons une relation de fraternité. Le peuple gabonais s’est toujours montré solidaire du peuple centrafricain pendant toutes ces périodes (de crise). Je suis venu dire à mon frère Ali (Bongo) que nous avons encore besoin de cette force dans notre quête de stabilité», s’est exprimé le président centrafricain, lors de la conférence de presse commune tenue à la présidence de la République.

Estimant que «la sécurité du Gabon commence par ses frontières» et que «dans cette sous-région, notre sécurité dépend les uns et des autres», Ali Bongo, par ailleurs président en exercice de la CEEAC, a semblé sensible au «cri du cœur» du président centrafricain. «Je vais réunir à nouveau le gouvernement, pour donner les indications que le président (Touadéra) viens de me fournir sur la situation. Nous allons réexaminer notre position, et je pense que nous allons répondre positivement et favorablement à la requête de nos frères», a-t-il promis.