Le ministre de l’Agriculture a reçu, le 13 mars, les responsables des syndicats-maison,  auprès desquels il s’est imprégné des conditions de travail et de traitement des agents. Quelques pistes de solutions ont été trouvées au terme de leurs échanges.

Biendi Maganga-Moussavou et Patricia Taye (ministre déléguée) ont échangé, le 13 mars 2018, avec les syndicats. © Gabonreview

 

Trois semaines après son arrivée à la tête du ministère de l’Agriculture, Biendi Manganga-Moussavou a échangé avec les membres du Syndicat des travailleurs de l’Agriculture (Sytrag) et du Syndicat national des personnels de l’Agriculture (Synpa), dont certains avaient menacé, le 9 février, à la faveur d’une assemblée générale tenue à Libreville, de déposer un préavis de grève sur la table du ministre. Si les syndicalistes s’étaient finalement ravisés, c’était pour permettre au nouveau ministre de prendre ses marques au sein de l’administration dont il a désormais la charge.

Passé le temps de l’observation, c’est au cours de ce premier échange que les représentants des agents ont porté à la connaissance de Biendi Manganga-Moussavou leurs différentes revendications. Celles-ci portent principalement sur la réhabilitation du transport du personnel à travers la mise en circulation des trois bus de transport assignés à cette charge. Les leaders syndicaux revendiquent également la restauration de la prime de rendement et la formation des agents. Les points liés à la régularisation des situations administratives des agents de la main d’œuvre non permanente et la gestion du patrimoine du ministère de l’Agriculture n’ont pas manqué d’être soulevés.

Au terme des échanges, le membre du gouvernement et les responsables du Synpa et du Synatra se sont accordés sur lé résolution de la question liée au transport du personnel. Les trois bus devraient bientôt être de nouveau en circulation. S’agissant des autres points de revendication, Biendi Manganga-Moussavou a promis de les soumettre «aux plus hautes autorités», estimant que leur résolution ne dépend pas de lui seul.

Satisfaits en partie, les syndicalistes, par le biais du président du Synpa, Essiane Koumba Mba, ont convenu de laisser du temps au ministre «afin d’apporter des solutions pérennes à (leurs) revendications». Par ailleurs, une assemblée générale a été programmée dans huit jours. À l’issue de celle-ci, les agents décideront de la conduite à tenir.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga