L’Assemblée générale des Nations-unies s’est accordée le 13 juillet dernier à New York, sur le texte final du Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières, en vue de son adoption formelle en décembre prochain à Marrakech.

Progression vers la finalisation du Pacte mondial pour des migrations. © D.R.

 

Les États membres de l’ONU se sont mis d’accord le 13 juillet, sur le texte final du Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières, en vue de son adoption formelle les 10 et 11 décembre prochain à Marrakech. Ce premier succès historique a abordé toutes les dimensions des migrations internationales d’une manière globale.

«En décembre, nous allons aboutir au premier pacte mondial sur la migration. C’est un moment historique», s’est réjoui le président de l’Assemblée générale, Miroslav Lajcak, estimant cependant qu’il restait «beaucoup à faire» et que le «chemin ne faisait que commencer» pour aboutir à une solution globale au phénomène migratoire dans le monde.

Ce Pacte mondial offre une opportunité d’améliorer la gouvernance en matière de migrations et de faire face aux défis qui sont associés aux migrations d’aujourd’hui, et renforcer la contribution des migrants et des migrations dans le développement durable. «Si ce Pacte mondial n’est pas contraignant, il n’en reste pas moins vrai qu’il a un énorme potentiel en ce sens qu’il nous aidera à trouver le bon équilibre en matière de gestion des flux migratoires», a noté Miroslav Lajcak.

Pour la représentante spéciale de l’ONU pour les migrations internationales, Louise Arbour, ce pacte est une feuille de route pour l’espoir qui dresse les défis d’aujourd’hui et les opportunités de demain. Sa mise en œuvre apportera «l’ordre, la sécurité et le progrès économique à tous». «La conférence de Marrakech sera l’occasion pour la communauté internationale de montrer son engagement au plus haut niveau pour trouver une solution durable à la question migratoire», a-t-elle affirmé.

L’initiative de négocier ce pacte remonte essentiellement à la crise migratoire en Europe en 2015 et à la Déclaration de New York sur les réfugiés et migrants du 19 septembre 2016.