Contraint par la difficile situation économique de l’heure, le gouvernement envisage désormais de voir plus petit quant au projet de basculement au tout numérique annoncé depuis deux ans.

Le ministre de l’Economie numérique, lors de la réunion avec StarTimes, le 22 août 2017 à Libreville. © D.R.

 

Le contexte économique du Gabon ne lui permet plus d’envisager de lancer de très gros chantiers en dehors de ceux jugés essentiels. Or, annoncé depuis deux ans, le passage de la télévision analogique à la télévision numérique terrestre (TNT) ne semble plus faire partie des priorités du gouvernement, qui a pourtant récemment ressuscité ce projet ayant déjà conduit à la signature avec StarTimes d’une convention et de divers contrats en août 2015.

Des représentants de StarTimes. © D.R.

Ayant convenu avec la société chinoise qu’elle se chargera de l’exploitation, de la commercialisation et de la maintenance du réseau TNT au Gabon, les autorités ont dû revoir leurs ambitions à la baisse. Mardi 22 août, le ministre d’Etat en charge de l’Economie numérique, Alain-Claude Billie-By-Nze, a présenté le contexte aux représentants de StarTimes. Il faut rappeler que, dès mai 2015, StarTimes avait exigé 60 milliards de francs CFA à l’Etat gabonais pour l’installation de 200 émetteurs sur l’ensemble du territoire.

Si certains avaient laissé entendre que le contrat signé le 11 août 2015 par Daniel Ona Ondo et Xun Gu, le vice-président de StarTimes, avait finalement été de 178 millions de dollars soit environ 105,5 milliards de francs CFA, il reste qu’aujourd’hui, le Gabon n’est plus en mesure de consentir une telle dépense.

«Ce projet était un projet qui avait été signé avec une certaine dimension et un certain format. Compte tenu du contexte économique particulier que traverse notre pays, le gouvernement a estimé qu’il fallait procéder à un redimensionnement dudit projet. Cette intention a été exprimée à la partie chinoise qui a répondu favorablement», a expliqué Michel Audrey Abaga Abessolo, directeur général au ministère de l’Economie numérique.