Présentant la «Loi de finances rectificative 2018 et mesures de redressement des finances publiques», le 5 juillet à Libreville, le ministre du Budget a assuré que le «Gabon n’est ni en crise, encore moins en cessation de paiement».

Le ministre du Budget et son collègue de la Communication, pendant la présentation de la «Loi de finances rectificative 2018 et mesures de redressement des financements publiques», le 5 juillet à Libreville. © Gabonreview

 

«Le Gabon n’est pas en crise», c’est en ces termes que le ministre du Budget a introduit, le 5 juillet à Libreville, sa présentation de la «Loi de finances rectificative 2018 et mesures de redressement des finances publiques». «Un pays en crise ne produit plus, ne paye plus ses fonctionnaires, ne dégage pas une croissance positive comme c’est le cas en 2017. Et en 2018, nous projetons également une croissance positive. A travers ces aspects, il est évident que le Gabon n’est pas en crise», a soutenu Jean-Fidèle Otandault.

Le membre du gouvernement a également rejeté les affirmations selon lesquelles le Gabon est en cessation de paiement. «La cessation de paiement se caractérise par l’impossibilité de faire face à son passif exigible par l’actif réalisable et disponible. Le Gabon n’est pas dans cette situation : nous avons des actifs réalisables et disponibles», a déclaré Jean-Fidèle Otandault, reconnaissant cependant que le pays accuse parfois des arriérés et des retards de paiement.

Dans le cadre de la «Loi de finances rectificative 2018 et mesures de redressement des finances publiques», le ministre du Budget a axé sa présentation sur quatre axe : «Evolution des recettes et des dépenses budgétaires de 2013 à 2018», «Nécessité d’une loi de finances rectificative 2018», «Principales orientations de la Loi de finances rectificative 2018» et un «Focus sur les mesures» (nous y reviendrons).