Si le secrétaire général exécutif du Bloc démocratique chrétien (BDC) dit être favorable à la plupart des mesures d’austérité prises récemment par les autorités gabonaises, certaines d’entre elles lui restent tout de même en travers de la gorge. La composition du gouvernement actuel ne lui semble pas traduire cette volonté de réduire les dépenses de l’Etat.

Le secrétaire général exécutif du Bloc démocratique chrétien (BDC), Guy Christian Mavioga. © Gabonreview

 

Favorable à la plupart des mesures prises récemment par les autorités visant à réduire les dépenses de l’Etat, Guy Christian Mavioga ne pense pas moins qu’on aurait pu mieux faire, en commençant par la composition du gouvernement. Le secrétaire général exécutif du BDC estime que son effectif est «pléthorique», et que sa réduction aurait dû se faire aussitôt après l’annonce faite par le Conseil des ministres le 21 juin dernier. Aussi, propose-t-il «un gouvernement de 18 ministres, 9 secrétaires d’Etat, 1 Premier ministre» et la suppression des ministres délégués.

Le leader du BDC estime toutefois que seule la réduction de la taille du gouvernement ne suffit pas. Pour lui, le président de la République doit veiller à la qualité des membres qui le composent. Or, le regret de Guy Christian Mavioga est que dans le gouvernement actuel, «même celui qui n’a jamais travaillé vient apprendre».

«Nous venons au gouvernement pour servir et non pour apprendre à servir. Le gouvernement n’est pas un lieu d’apprentissage mais d’actions, avec des hommes et des femmes rompus à la tâche. Même si l’on parle d’égalité des chances, l’égalité des chances n’est pas synonyme de désordre. L’égalité des chances appelle la notion d’équité de justice et d’amour», peste le secrétaire général exécutif du BDC.

La mesure de mise à la retraite pour cause de longue maladie est enfin celle sur laquelle le BDC «émet des réserves». Pour le parti, membre de la majorité, cette mesure «n’est pas de nature à consolider la solidarité nationale», surtout si les agents concernés ont des enfants bas âge. «Le Gabon est avant tout un Etat social, conformément à notre Constitution et à notre civilisation Bantu», rappel Guy Christian Mavioga.