Alors que certains, y compris au sein de l’opposition, souhaitent que son poste de vice-président de la République soit supprimé pour faire des économies, le président du Parti social-démocrate (PSD) a, de manière voilée, nié qu’il coûtait cher à l’Etat.

Le vice-président de la République, Pierre-Claver Maganga Moussavou. © capture d’écran (Gabon 24)

 

Avec les mesures annoncées en juin, le gouvernement gabonais a lancé le processus de réduction du train de vie de l’Etat. Appréciée par certains, cette politique d’austérité est jugée perfectible par d’autres qui en exigent plus. La suppression du poste de vice-président de la République apparaît pour ceux-là comme une des principales mesures qui aurait dû être prise pour faire des économies au sommet de l’Etat. «Je ne pense pas que le Gabon se portera moins bien sans la vice-présidence de la République», déclarait récemment l’ancien candidat à la présidentielle d’août 2016, Dieudonné Minlama Mintogo, dans une interview à l’hebdomadaire L’Aube.

Accusé de peser dans les dépenses de l’Etat, sans que son utilité soit véritablement démontrée, Pierre-Claver Maganga Moussavou a, dans sa déclaration du 11 juillet, réagi de manière voilée à la proposition de ses contempteurs. Il a semblé réfuter l’idée qu’il coûte plus cher à l’Etat que d’autres institutions, de même qu’il a semblé se plaindre de ses conditions de travail.

«Ceux qui pourraient être tentés de dire : «Il est vice-président, il peut se permettre d’inciter les Gabonais à appuyer les mesures gouvernementales d’austérité», pourraient se référer auprès de ceux qui sont au fait des moyens mis à la disposition de ce vice-président pour se convaincre que ma seule véritable détermination est celle de prendre ma part de responsabilité auprès du chef de l’Etat aux fins de l’aider à relever ce pays», s’est-il défendu.