Le Premier ministre a entretenu, mercredi 11 juillet, les représentants des partis politiques de la majorité sur le bien-fondé des mesures gouvernementales annoncées en juin, visant à relancer l’économie gabonaise.

Le Premier ministre Emmanuel Issoze Ngondet (au centre), le 11 juillet 2018, à Libreville. © Primature-Gabon

 

Six jours après sa rencontre avec les partenaires du G20, c’est en terrain conquis qu’Emmanuel Issoze Ngondet a prêché hier. Le Premier ministre a en effet entretenu les responsables des partis politiques de la Majorité républicaine et sociale pour l’émergence (MRSE) sur le bien-fondé des mesures annoncées par son gouvernement en juin. Des mesures que ses interlocuteurs avaient tous approuvées dès leur annonce, par «solidarité» avec le président de la République. Seulement, le chef du gouvernement a profité de l’occasion pour faire quelques précessions, notamment sur la définition de ces mesures qui, pour ses contempteurs s’apparentent à un plan d’austérité mis en place pour faire face à une récession économique supposée.

«La vocation finale de ces mesures, dont vous avez noté le début d’application de certaines d’entre elles, n’est ni d’annoncer un régime d’austérité encore moins de déclamer une crise généraliser. Il ne s’agit pas non plus de favoriser le délitement du tissu social», a-t-il précisé à l’endroit de ses interlocuteurs.

Partageant les convictions du Premier ministre quant à la nécessité de mettre en application des réformes supposées relancer l’économie nationale, les responsables politiques conviés à la réunion ont promis de faire large écho des précisions apportées par le chef du gouvernement qu’accompagnaient quelques-uns de ses collègues.

La Primature n’a pas officiellement annoncé la poursuite de ces échanges, notamment avec les responsables des partis de l’opposition, ni même avec les organisations syndicales. Ces derniers sont divisés sur la question.