La Confédération syndicale Dynamique unitaire et ses alliés appellent tous les agents publics à participer, le mardi 28 août, à la grande marche à partir de 8h00, au rond-point de la Démocratie et dans toutes les capitales provinciales.

Les leaders de la Dynamique unitaire le 25 août 2018. © D.R.

 

La grande marche noire pacifique «Ne touche pas à mon bout de pain» aura lieu le 28 août à Libreville et dans toutes les capitales provinciales. C’est du moins ce que prévoient la Confédération syndicale Dynamique unitaire et ses alliés.

Irrités par la mauvaise gouvernance du pouvoir et par le discours à la nation du président de la République à la veille de la célébration du 58e anniversaire l’indépendance du Gabon, perlé d’«invective, d’injustice et le mépris» en lieu et place de la «pratique du dialogue social comme le recommande les normes internationales du travail de l’OIT», Dynamique unitaire et ses alliés, le Samtac, le Synafopra et le Syprocom, ont réaffirmé leur détermination, le 25 août dernier à la faveur d’un point presse, à marcher pacifiquement le 28 août prochain sur l’ensemble du territoire pour dire non ! «Ne touche pas à mon bout de pain».

Pour Dynamique unitaire et ses alliés, il ne revient pas à l’agent public d’endosser les conséquences de la mauvaise gouvernance de l’exécutif caractérisée aujourd’hui par «la catastrophe économique et financière» dont serait victime le Gabon. «Parce que cette action syndicale et démocratique est reconnue et garantie par les textes nationaux et internationaux, la Confédération syndicale Dynamique unitaire, le Samtac, le Synafopra et le Syprocom prennent à témoin la communauté nationale et internationale contre toute tentative illégale de l’exécutif de l’empêcher. Nous sommes des légalistes et le resterons toujours, mais nous sommes prêts quel qu’en soit le prix, à défendre nos droits fondamentaux à la liberté et l’amélioration de nos conditions de vie», ont-ils avisé.

Répondant aux propos tenus par Ali Bongo, dans son discours à savoir : «c’est une lutte qui oppose deux camps : d’un côté les privilégiés et actionnaires du statut quo et de l’autre les partisans du progrès. En ce qui me concerne, j’ai choisi mon camp», ces hommes et femmes de l’administration gabonaises affirment qu’«effectivement, il y a deux camps : celui des privilégiés, partisans du statu quo qui sont à l’origine du marasme économique et financier et qui veulent conserver leurs privilèges en s’en prennant aux travailleurs à travers un fallacieux plan de relance économique, et l’autre camp, celui du progrès, de la justice représenté par les travailleurs, malheureusement élevés au rang de professionnels de la contestation».