Le Parti démocratique gabonais (PDG) s’est exprimé, le 30 juin 2018, à son siège de Louis, sur les récentes mesures d’austérité prises par le gouvernement, tout en invitant les Gabonais à les soutenir.

Le porte-parole du PDG, Stéphane Iloko Boussengui lisant la déclaration du parti au pouvoir sur les récentes mesures gouvernementales, le 30 juin 2018. © Gabonreview

 

Face aux critiques et aux potentielles grèves qui pourraient survenir dans les prochains jours, pour s’opposer à la cure s’austérité décidée par le gouvernement, le parti au pouvoir veut rassurer. Dans une déclaration faite le 30 juin, Stéphane Iloko Boussengui, l’un des porte-paroles du PDG, demande à «l’ensemble des Gabonais d’adhérer à cet engagement du président de la République en privilégiant l’intérêt général».

Le PDG assure sans sourciller que ces décisions ont été prises après «analyse profonde de la situation de notre pays et sur la base d’un projet de vie pour les Gabonais, tant dans l’instant que sur la durée». «Au regard de la crise internationale et de son impact dans plusieurs pays, y compris le Gabon, il est en effet inévitable d’accélérer les réformes nécessaires au redressement économique de la situation», argumente le parti d’Ali Bongo.

Selon Stéphane Iloko Boussengui, «sous d’autres cieux, à la vielle d’une élection législative capitale, certains auraient usé de démagogie et de populisme en différant l’application de ces mesures contraignantes qui visent d’abord et avant tout les gros salaires et épargnent les plus vulnérables».

Pour espérer convaincre, le PDG soutient que «l’action publique repensée dans une gouvernance adaptée au contexte économique et financier actuel, doit être considérée comme une stratégie courageuse visant à écarter le risque d’une dégradation accrue de notre modèle social, dans un avenir très proche». D’où son invitation à un «sursaut patriotique jamais égalé», qui permettra au pays «de sortir des difficultés actuelle pour des lendemains meilleurs».

Le parti au pouvoir demande enfin au gouvernement une «évaluation constante de la mise en œuvre de ces mesures et à plus de rigueur dans l’usage des économies budgétaires réalisées».