Les mesures d’austérité annoncées récemment par le gouvernement commencent à provoquer des remous. A l’issue d’une assemblée générale (AG) le 6 juillet dernier, le Syndicat des médecins fonctionnaires gabonais (Symefoga) a menacé d’entrer en grève générale pour dénoncer ces mesures.

Le personnel soignant du CHUL, lors d’un sit-in (archives). © Gabonreview

 

L’un des syndicats du secteur de la Santé est déjà vent-debout. A la suite du début d’application des mesures visant à réduire le train de vie de l’Etat, le Symefoga a appelé l’attention du gouvernement sur un certain nombre de faits, tout en brandissant la menace d’une grève sous peu.

Le syndicat envisage de déclencher une grève de « 15 jours en cas de mise sous bon de caisse, juste après la dernière mise sous bon de caisse dont les résultats ne nous sont toujours pas communiqués».

A l’occasion de son Assemblée générale du 6 juillet dernier, le Symefoga dénonce, entre autres, «les détournements massifs des deniers publics dénoncés mais non-résolus par le gouvernement (Opération Mamba), la création tout azimut des agences aux budgets sans limites et sans contrôle (Administrations parallèle), l’organisation de manifestions onéreuses et non-rentables (Can de football et de Handball, New York Forum…), la multiplication des baux administratifs, le maintien et la création d’institutions non-indispensables (CND, Senat, vice-présidence, augmentation du nombre de députés), ainsi que la dette de la CNAMGS vis-à-vis des hôpitaux publics».

Sur ce dernier point, précise les syndicalistes, «après multiples interpellations sur cette question aux conséquences gravissime à la fois pour les patients, pour le personnel et les équipements, nous constatons avec une vive amertume, l’absence de réponse conséquence de la part de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS) et donc du gouvernement».

Face au silence des autorités, les médecins ont entériné l’arrêt de l’utilisation des feuilles de soin et des bons d’examens CNAMGS à compter du mardi 10 juillet 2018 sur l’ensemble du territoire jusqu’au règlement intégral de sa dette.

Selon les syndicalistes, ce sont les mauvaises décisions prises par le gouvernement qui sont à l’origine de la situation catastrophique que traverse le pays.