Le ministre de la Santé, Denise Mekam’ne, s’est entretenue le 26 juin avec les responsables des syndicats de son département, sur la nécessité des mesures d’austérité annoncées par le gouvernement. Cette concertation vise à sensibiliser pour éviter «des incompréhensions et mauvaises interprétations» qui pourraient déboucher sur des grèves.

Le ministre de la Santé, Denise Mekam’ne, entretenant les responsables des syndicats de la Santé sur les récentes mesures d’austérité annoncées par le gouvernement. © Gabonreview

 

Quelques heures après que la principale centrale syndicale du pays, Dynamique Unitaire (DU), ait réagi aux mesures annoncées par le Conseil des ministres du 21 juin et réaffirmées par le Porte-parole de la présidence de la République, le ministre de la Santé, Denise Mekam’ne, a fait le point avec les responsables des syndicats de son département ministériel. A travers cette concertation, le membre du gouvernement a voulu sensibiliser et prévenir les mouvements d’humeur qui pourraient survenir à la «suite des incompréhensions, des mauvaises interprétations et des fake news relayées de plus en plus par les réseaux sociaux», a-t-il avancé.

«Je vous ai appelé pour vous sensibiliser, vous, les syndicats du secteur santé, parce que l’on compte souvent sur vous lors des mouvements parce que vous êtes un secteur sensible», a déclaré Denise Mekam’ne, les invitant à «agir avec responsabilité, solidarité». Si elle a rappelé que ces mesures vont entrainer un gain annuel d’environ 70 milliards de francs CFA, elle n’a pas manqué de souligner qu’elles ont été prises en tenant compte du contexte difficile actuel, «Ce n’est pas de gaité de cœur qu’un gouvernement prend de telles mesures», a-t-elle déclaré.

Le Secrétaire général du Syndicat national des personnels de santé (Synaps), Serghes Mickala Moundanga, a fait remarquer «qu’un certain nombre de ces mesures auraient pu être expliquées et discutées». Toutefois, a-t-il poursuivi, «nous pensons qu’il n’est pas encore temps de nous batailler. Nous sommes encore sur les annonces et on ne sait pas encore de quoi sera fait demain».

Malgré tout, les responsables du Synaps, du Syndicat national des personnels de la Santé, de l’Hygiène publique et assainissement (Synapha), du Syndicat des médecins fonctionnaires gabonais (Symefoga), du Syndicat de la main d’œuvre non-permanente de la santé (Symanops) sont unanimes sur deux points : la préservation des acquis sociaux et la mise sous bons de caisse.

«Nous espérons que les acquis sociaux ne seront pas touchés. Ce que nous avons aujourd’hui ne nous aide même pas à boucler les fins de mois. Le panier de la ménagère est un sérieux problème. Nous voulons la préservation des acquis sociaux», a déclaré l’un des responsables syndical appuyé par ses collègues qui ont assuré : «Si on ne touche pas les salaires, on ne verra pas la maison Santé faire des grèves. Pour l’instant, on attend».

Les syndicalistes ont promis de sensibilise leur base, en attendant l’exécution de ces mesures et surtout la direction que prendra les retombées de ces initiatives gouvernementales.