Pour tenter d’apaiser les tensions entre le gouvernement et les partenaires sociaux, la Confédération syndicale des agents de l’administration publique, parapublique et privée (Cosynap) exhorte les deux parties à discuter.

Joël Ondo Ella (écharpe) et la Cosynap appellent le gouvernement et les syndicats à «une concertation urgente» (archives). © Gabonreview

 

Si elle dit comprendre et approuver les mesures gouvernementales visant à réduire le train de vie de l’Etat, notamment à travers la réduction de la masse salariale, c’est parce que la Consynap, à l’instar d’autres syndicats, l’avait déjà demandé il y a quelques années. «La réduction du train de vie de l’Etat, rappelle Joël Ondo Ella, relève d’une vielle et récurrente revendication des salariés qui vivaient impuissamment une disparité et une injustice dans la distribution des revenus du fruit du travail.»

Toutefois, le président de la confédération syndicale dit comprendre que ces mesures, prises avec «courage et audace» par le gouvernement ne plaisent pas à tous les Gabonais, particulièrement aux organisations syndicales telles que Dynamique unitaire ou l’USAP qui entendent y faire barrage. Pour tenter d’apaiser les tensions, Joël Ondo Ella est convaincu qu’une discussion entre les parties opposées est nécessaire. Aussi, la Consynap appelle-t-elle à «une concertation urgente entre le gouvernement et les partenaires sociaux».

Cette concertation, précise le président de la Cosynap «devrait aboutir à un contrat social ou à un pacte républicain, en vue de dissiper toutes les incompréhensions autour de ces mesures».

Avant l’appel de la Cosynap, le ministère de la Fonction publique prévoyait déjà «l’ouverture des discussions avec les syndicats de l’administration publique». Prévue au mois d’août, cette future rencontre a d’ailleurs donné lieu, le 18 juillet, à la publication d’un communiqué du ministre Ali Akbar Onanga Y’Obegue, qui invite les organisations syndicales concernées à se faire enregistrer au plus tard le 30 juillet prochain pour espérer participer à ces discussions.