Le match de football opposant le Gabon au Burundi le samedi 8 septembre à Angondjé pourrait ne pas avoir lieu, à cause de la grève lancée mardi par le personnel de l’Agence nationale de gestion des infrastructures sportives et culturelles (Anageisc).

Le Stade de l’amitié sino-gabonaise pourrait ne pas accueillir le match Gabon-Burundi, le 8 septembre 2018. © info-stades.fr

 

Bien qu’importante, parce que comptant pour les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) de football prévue en 2019 au Cameroun, la rencontre devant opposer les Panthères du Gabon aux Hirondelles du Burundi pourrait ne pas avoir lieu comme prévu samedi prochain à Angondjé. Le Stade de l’amitié sino-gabonaise censé accueillir le match pourrait être fermé. C’est, en tout cas, la menace proférée par les agents de l’Anageisc, qui ont initié mardi 28 août un mouvement d’humeur au nord de Libreville.

S’ils en sont arrivés à menacer de fermer le stade d’Angondjé, c’est parce qu’ils réclament le paiement de 3 mois d’arriérés de salaire. «On en a marre !», lit-on sur la pancarte devant une des entrées du stade. Pour les agents de l’Anageisc qui disent avoir été «réduits à la mendicité», l’ouverture du Stade de l’amitié sino-gabonaise, comme celle d’autres à Franceville, Port-Gentil et à Oyem, ne se fera que s’ils sont intégralement payés.

«Depuis deux ans c’est comme ça. Tant qu’il n’y a pas d’événement dans les stades, on est lésé», s’est plaint Bertin Bambangoye, porte-parole des salariées en colère, au quotidien L’Union. Ces dernières années, selon le personnel, à l’Anageisc, le paiement des salaires semble respecter un chronogramme peu plaisant : le personnel est désormais payé tous les 4 mois, souvent sans plus d’explications de la part de la direction générale.

Disant avoir des responsabilités et des charges au sein de leurs différentes familles, les agents préviennent : «Tant qu’on ne nous paie pas nos 3 mois d’arriérés, nous n’allons pas ouvrir les stades». Avis au ministre des Sports.