Devant la menace du Syndicat des enseignants-chercheurs de bloquer toutes les activités pédagogiques et administratives, Marc-Louis Ropivia, le recteur de l’Université Omar Bongo (UOB), assure que tout est fait en vue de la satisfaction de leurs revendications malgré les difficultés financières rencontrées par la structure dont il a la charge.

Pr Marc-Louis Ropivia, recteur de l’Université Omar Bongo. © L’Union/Sonapresse

 

Le mardi 6 février, toutes les activités pédagogiques et administratives pourraient être bloquées à l’UOB. Cette menace a été lancée, lundi 29 janvier, par le Snec-UOB, qui réclame la satisfaction complète de ses revendications, en l’occurrence, le paiement des primes de corrections, d’organisation et d’honoraires des jurés aux examens, ainsi que le paiement partiel des vacations avant le démarrage effectif de l’année académique 2017-2018.

L’exécution de cette menace, le Pr Marc-Louis Ropivia la redoute, d’autant que l’université a déjà accusé du retard par rapport à son calendrier habituel. Aussi, le recteur de l’UOB assure-t-il que tout est mis en œuvre pour la satisfaction des revendications de l’organisation syndicale. Un premier paiement a déjà été effectué, notamment pour les honoraires des enseignants ayant pris part à des soutenances.

Sur le décaissement des 300 millions de francs autorisé par le conseil d’administration tenu le 12 janvier, 150 millions ont été mis à contribution pour le paiement de ces honoraires, a rappelé le recteur sur Radio Gabon. Il a par ailleurs rappelé que les 150 millions restants servent au fonctionnement de l’UOB. Il s’agit, a-t-il précisé, de l’argent visant à éponger la dette de l’université vis-à-vis de ses prestataires de service. Pour le recteur, s’il avait fallu réserver la totalité des sommes décaissées pour la seule satisfaction des revendications des enseignants-chercheurs, l’UOB se serait trouvée lésée dans son fonctionnement. Crise économique oblige, il a donc fallu partager, quitte à ne contenter que partiellement les potentiels grévistes.