Les médiateurs et ombudsmans d’Afrique centrale sont en réunion, depuis le 26 juillet courant, à Libreville, en vue de conduire une réflexion sur leur rôle.

Photo de famille à l’occasion de la réunion des Médiateurs et Ombudsmans d’Afrique centrale. © Gabonreview

Photo de famille à l’occasion de la réunion des Médiateurs et Ombudsmans d’Afrique centrale. © Gabonreview

 

Libreville accueille, à l’initiative du médiateur de la République, du Bureau des Nations-unies pour l’Afrique centrale (Unoca) et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), du 26 au 27 juillet courant, une réunion de concertation des médiateurs et ombudsmans d’Afrique centrale. Cette rencontre est axée sur le thème : «Pour l’avènement d’une paix durable en Afrique centrale, quel rôle pour le médiateur». Autour cette thématique, les médiateurs des pays de la sous-région vont échanger afin de mieux cerner leur rôle. Il s’agira aussi de trouver les voies et moyens d’apporter à l’Afrique centrale une paix durable, synonyme de développement et de croissance.

Personnalités prenant part à la réunion des Médiateurs. Et, les officiels avec le représentant du président de la République. © Gabonreview

Personnalités prenant part à la réunion des Médiateurs. Et, les officiels avec le représentant du président de la République. © Gabonreview

A Libreville, la cérémonie d’ouverture a été rehaussée par la présence de plusieurs personnalités, notamment la présidente du Conseil économique et social (CES), le représentant spécial du secrétaire général des Nations-unies pour l’Afrique centrale, le secrétaire général de la CEEAC ainsi que le médiateur de la République du Tchad et coordinateur des médiateurs d’Afrique centrale.

Ouvrant la rencontre, Georgette Koko a salué la «volonté résolument affichée» de donner à ces institutions une «feuille de route pour ancrer durablement la paix sur notre cher continent», disant espérer que  «cette feuille de route contribuera à créer un espace commun de concorde et de dialogue permanent, qui représente des valeurs cardinales, structurantes et partant, constructives pour le développement de notre sous-région».

Pour Laure Olga Gondjout, ces assises permettront «d’échanger, de partager (les) expériences, de faire des propositions idoines et urgentes, pour l’avènement d’une paix durable en Afrique centrale». «Je voudrais ici évoquer pour les souligner, la pertinence, l’actualité, l’acuité des thématiques de nos assises. Elles épousent l’ère du temps, troublé comme nous nous en rendons compte au quotidien par des conflits pluriels, des crises multiformes et siamoises», a fait remarquer le médiateur de la République.

Cette concertation des médiateurs d’Afrique centrale permettra de faire le point sur les menaces et défis à la paix et à la sécurité dans la sous-région. Elle facilitera les échanges sur les voies et moyens pour une meilleure implication de ces institutions dans la gestion des tensions en période électorale. «Le partage de vos expériences et des bonnes pratiques devra vous conduire à identifier les voies et moyens pour une implication plus accrue de vos institutions dans la recherche des solutions ainsi que la gestion des tensions dans nos États», a estimé le secrétaire général de la CEEAC, rappelant qu’il serait nécessaire de «mener des actions de plaidoyer auprès des Etats membres n’ayant pas encore de tels mécanismes, dont l’importance n’est pourtant plus à démontrer».

Quant à Abdoulaye Bathily, il a salué l’action des médiateurs, rappelé les menaces graves qui pèsent sur la sous-région. Puis, il a invité les acteurs politiques à faire preuve de responsabilité. «On ne connaît la valeur de la paix que lorsqu’on l’a perdue, pensons à nos enfants», a recommandé le représentant du secrétaire général de l’Onu.