Au terme des travaux de la commission chargée de compiler et de proposer des pistes de solutions aux revendications des agents du secteur de l’audiovisuel public, un rapport a été remis au gouvernement. Les discussions devraient reprendre prochainement en vue d’une sortie de crise.

Des agents grévistes devant la Maison Georges Rawiri, siège de Gabon télévision, lors de la dernière grève en décembre 2016. © Gabonreview

 

Le rapport des travaux de la commission chargée du suivi des revendications des agents publics des secteurs de la communication et de la culture a été officiellement remis, le vendredi 24 février à Alain-Claude Bilie-By-Nze, le ministre de l’Economie numérique, de la Communication, de la Culture et des Arts. Pour les agents de l’Etat officiant dans ces deux secteurs, la fin de leurs travaux présage de la sortie de crise dans laquelle l’audiovisuel public et la culture étaient empêtrés depuis de longs mois voire des années. Du moins, ils l’espèrent. Dans le document qui a été transmis à la tutelle, sont consignées toutes les revendications portées par les syndicats, allant des meilleures conditions de travail à un meilleur traitement salarial, en passant par la protection de la carrière des agents.

«Tout a été revu», a indiqué Aminata Ondo, présidente du Syndicat national des professionnels de l’audiovisuel public (Synapap), considérant qu’il s’agit d’«une nouvelle lancée» dans les négociations avec le gouvernement. Au nombre des points sur lesquels ces prochaines négociations devraient être axés, la plateforme de réflexion a cité la formation du personnel technique. La plateforme a notamment regretté l’absence d’école. Pis, plusieurs agents ne bénéficiaient d’aucun statut bien qu’en service dans la boîte depuis des années. «Rien n’était fait depuis six ans. Or, on avait fait le constat que certains personnels, notamment les dirigeants, percevaient des salaires. Ce que nous ne comprenions pas, étant donné que nous faisions le même travail et avions été réformés dans les mêmes conditions», a confié la présidente du Synapap, expliquant que cette situation, perçue par certains comme une injustice, était l’une des principales raisons des grèves à répétition enregistrées à la Maison Georges Rawiri.

Mais les grèves, il ne devrait plus y en avoir désormais. C’est en tout cas la promesse faite par la plateforme de réflexion des secteurs de la communication publique et de la culture, si leurs revendications trouvent solutions. Le gouvernement quant à lui, par l’entremise du ministre Alain-Claude Bilie-By-Nze, s’est réjoui de l’apaisement du climat, qui devrait concourir à une nouvelle négociation dans la sérénité et «un climat de confiance retrouvée».