Après l’assemblée générale tenue le 19 juillet par le Syndicat national des professionnels de l’audiovisuel public (Synapap), pour examiner le retard de 6 mois accumulés dans le paiement de frais de production, les agents des médias publics pourraient, dans tous prochains jours, décider d’un arrêt de programmes.

Siège de Gabon Télévision et Radio Gabon. © AFP

 

Une menace de débrayage des activités plane sur Gabon télévision et Radio Gabon. Les agents des deux médias publics accumuleraient à ce jour, plus de 6 mois d’arriérés de frais de production et des cachets de productions aux collaborateurs extérieurs. Pour examiner cette situation devenue préoccupante, le syndicat national des professionnels de l’audiovisuel public a tenu une assemblée générale le 19 juillet.

Il ressort au cours de cette assemblée générale que les agents sont confrontés à plusieurs difficultés. Selon la présidente du Synapap, «une franche d’agents de Radio Gabon envoisinent plus de 6 mois d’arriérés de paiement de frais de production. D’autres agents exerçant à Radio Gabon et Gabon télévision sont toujours en attente d’intégration à la fonction publique, même si on salue l’intégration dans les mois passés d’une vague de 240 agents», a relevé Aminata Ondo Metogho.

Une situation que ne semble pas comprendre la présidente du Synapap. D’autant que pour Aminata Ondo Metogho, Radio Gabon «produit près de 425 millions de francs CFA grâce à la publicité et à l’apport des stations provinciales».

Par la même occasion, le président du Synapap exige des responsables administratifs le paiement intégral des frais de production. A en croire Aminata Ondo Metogho, le non paiement de ces frais pourrait occasionner l’arrêt dans les prochains jours, des programmes dans ces chaines publiques.