Située à Okala, dans le 1er arrondissement de Libreville, la Radiotélévision Nazareth (RTN) a été attaquée par des inconnus dans la nuit du 29 au 30 octobre. De sources concordantes, du matériel permettant la diffusion d’émissions en direct a été brulé ou saccagé, à défaut d’être emporté.

Les images illustrant l’ampleur de dégâts subis par RTN suite à son attaque, le 30 octobre 2017. © Facebook Georges Mpaga

 

La station de la Radiotélévision Nazareth (RTN) sise à Okala, dans le 1er arrondissement de Libreville, a été victime d’une attaque dans la nuit du 29 au 30 octobre. Si les auteurs n’ont pas encore été clairement identifiés, les agents de RTN et d’autres témoignages n’excluent pas l’hypothèse de l’acte criminel.

Selon les commentaires du président du Réseau des organisations libres pour la bonne gouvernance (ROLBG), «des inconnus ont cassé et pénétré dans la station de la RTN avant d’endommager la régie de télé».

© Facebook Georges Mpaga

Joint au téléphone, Georges Mpaga a fait état de plusieurs «appareils saccagés, brulés et emportés. A l’instar du TriCaster, l’appareil permettant de diffuser en direct les émissions». Conséquence : les téléspectateurs de la télévision créée par le pasteur Georges Bruno Ngoussi sont privés de programmes depuis le 30 octobre.

Cette attaque n’est cependant pas la première du genre pour RTN, déjà visitée par des inconnus lors des émeutes postélectorales d’août 2016. Pour Georges Mpaga, cette nouvelle attaque est «la parfaite illustration de la détérioration des libertés fondamentales, notamment la liberté de la presse qui paie un lourd tribut par l’action néfaste des milices».

Pour l’heure, le directeur de production de RTN n’a pas souhaité s’exprimer sur cette nouvelle descente nocturne dans ses locaux. «Je suis encore sous le choc», a simplement indiqué le pasteur Georges Bruno Ngoussi.

Auteur: Jean-Thimothé Kanganga