Suspendu en juin dernier, le journal a effectué son grand retour dans les kiosques le 21 août. A cette occasion, Echos du Nord a annoncé la couleur avec le retour sur certains sujets ayant fait l’actualité pendant ses deux mois d’absence.

La une d’Echos du Nord du 21 août 2017 (capture d’écran). © Gabonreview

 

Après deux mois d’absence, le trihebdomadaire Echos du Nord a effectué son retour en kiosques le 21 août. En juin dernier, en effet, le journal a été sanctionné par le Conseil national de la communication (CNC). Le titre édité par Nord Edition avait ainsi écopé d’une suspension de 60 jours pour avoir accablé d’injures humiliantes et de tous les «noms d’oiseaux» le chef de l’Etat, le Premier ministre et les membres du gouvernement dans ses numéros 477 et 478.

«Nous avons été mis en chômage technique par le CNC dont, à ce que le responsable de cette institution raconte, les coursiers avaient perdu l’adresse et le chemin de notre rédaction et tous les contacts de ses responsables», a ironisé Echos du Nord en première page de la publication marquant son retour. «Sauf que pour nous rappeler le règlement des redevances à lui verser, le chemin a toujours été vite trouvé», a poursuivi le titre de presse.

A cette occasion, le journal a rappelé que sa suspension s’est faite de manière illégale. «La décision a été prise par une institution dont le mandat était terminé depuis le mois de mai. La mesure était donc illégale. En violation de la situation», a déploré Echos du Nord. Dans tous les cas, le titre de presse entend bien reprendre son rythme de croisière avec le retour sur certains sujets ayant fait l’actualité pendant son absence.

«Dans nos prochaines parutions, nous livrerons notre lecture de l’actualité des deux derniers mois au cours desquels nous étions en vacances», a annoncé le journal. Echos du Nord entend ainsi revenir sur la mission au Gabon de la Cour pénale internationale (CPI), la prolongation des mandats des membres du CNC et des députés. Mais aussi le document de France 2, la démission de Faustin Boukoubi et la bataille Ali Bongo-Bolloré.

«Echos du Nord est dans la place ! Souffrez de nous subir encore pendant un tout petit temps puisque le peuple est train de se mobiliser pour vous déguerpir», a conclu le journal dans le billet consacré à son retour. Un retour dont se délectent déjà les milliers de lecteurs du journal. Mais aussi les kiosques à journaux, Echos du Nord étant l’un des titres de presse les plus vendus du pays.