Douze jours après le dépôt du préavis de grève du Syndicat national des professionnels de la communication (Syprocom) qui menaçait d’interrompre les programmes de la radio et des télévisions publiques, le ministre d’Etat en charge de la Communication a ouvert, hier, les négociations.

Alain-Claude Bilie-By-Nze et les membres du bureau du Syprocom, en discussion, le 16 avril 2018, à Libreville. © Min.Com

 

Exhibée il y a près d’une semaine, la menace d’interruption des programmes de la radio et des télévisions publiques ne se traduira finalement pas par un blackout sur les écrans de télévision ou un blanc sur la radio. Le Syprocom qui avait exprimé son «indignation» du fait que «l’organisation et les attributions des conseils d’administration (et) de directions générales ne sont pas définies» jusqu’à ce jour au sein du Groupe Gabon Télévisions, a accepté d’entrer en négociation, lundi 16 avril, avec la tutelle.

Initiés par Alain-Claude Bilie-By-Nze, ces échanges avec les membres du bureau directeur du Syprocom ont permis aux deux parties de s’accorder sur la nécessité de mettre en place un chronogramme de rencontres devant permettre d’examiner les différents points inscrits au cahier des charges élaboré par le syndicat. Pour le ministère de la Communication, l’objectif est d’entendre les revendications des partenaires sociaux autour d’une plateforme, en vue d’aboutir à un consensus.

Les discussions à venir entre le ministre d’Etat en charge de la Communication et les leaders du Syprocom porteront précisément sur la définition puis l’application des textes règlementaires régissant le fonctionnement des différentes entités du Groupe (Gabon Télévision et Radio Gabon), avec notamment le traitement des agents qui y exercent, le traitement de leur carrière et «l’état de dégradation du matériel technique» déploré depuis des années par les agents.

Si le vice-président du Syprocom a dit avoir apprécié la volonté d’Alain-Claude Bilie-By-Nze à éteindre le conflit naissant, il n’a pas dit si dans huit jours, la question sur «les méthodes et pratiques interventionnistes de l’autorité de tutelle, son omnipotence dans la gestion quotidienne de Gabon Télévisions» sera également abordée.