Confrontés à de graves difficultés financières depuis des années, les deux médias publics ont récemment repris les discussions avec le ministère de la Communication dans le but de trouver des voies de sortie de crise.

Le siège de la radio Africa N°1 à Libreville. © Gabonreview

 

Pour le premier, Africa n°1, les origines de la crise remontent au début de l’année 2000, avec le désengagement de la France et l’arrivée de la Jamahiriya arabe libyenne à la tête de la radio en 2007. Les activités du second, le groupe AGP-Gabon Matin, ont véritablement commencé à piquer du nez en 2015. A ce jour, ni l’un ni l’autre des deux médias publics ne semble voir le bout du tunnel. Pourtant, au ministère de la Communication, on ne désespère pas de voir la situation connaître une amélioration dans les mois qui viennent. C’est en tout cas le souhait des agents officiant dans les deux médias qui, au cours d’une énième réunion avec Alain-Claude Bilie-By-Nze, le 8 mai, ont mis le gouvernement et les actionnaires devant leurs responsabilités.

A l’occasion de cette nouvelle réunion, Gondeth-Marc Bibang, le syndic d’Africa n°1, a transmis à la direction générale et au juge-commissaire un rapport détaillé sur la situation qui prévaut au sein de l’entreprise de presse. Le document contient un ensemble de propositions devant permettre de sortir de cette mauvaise passe. «Ce sont des solutions claires. Il appartient maintenant aux actionnaires de se prononcer», a déclaré le syndic, disant attendre beaucoup de la tenue prochaine du conseil d’administration voulu par le ministre de la Communication. Ce conseil, a-t-il dit, «c’est une voie de sortie de crise».

Du côté du groupe AGP-Gabon Matin, l’on a également refait l’autopsie de la crise qui dure depuis plus d’un an. Le président du conseil d’administration a notamment rappelé à Alain-Claude Bilie-By-Nze, la nécessité de redonner au groupe de presse public la possibilité de jouer son rôle d’antan : fournir en informations les médias gabonais et étrangers. Pour Jacques Sima qui aspire à hisser la structure au même niveau que l’Agence France presse (AFP), il s’agit de donner sa «place» à «une agence gabonaise de presse efficace, dynamique prête à donner».