Les médias privés locaux souffrent du manque de revenus pour le développement idéologique. Les remèdes pour lutter contre cette raréfaction de leurs ressources semblent indissociables des exigences du nouveau code de la communication en République gabonaise.

Les acteurs des médias privés au colloque de la presse, le 28 avril 2017. © Gabonreview

 

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Les acteurs des médias privés se sont réunis en colloque le 28 avril 2017, au Bureau régional de la francophonie (Brac), pour examiner ensemble les contours du nouveau Code de la communication, ainsi que les contingences structurelles, en vue d’élaborer des stratégies devant permettre donner à leurs différentes structures, les moyens de devenir de véritables entreprises de presse.

Initiée sous le thème «exigences de la nouvelle loi sur la presse ; pour quelles entreprises de presse», cette rencontre organisée par la section Gabon de l’Union internationale de la presse francophone (UPF), a permis aux participants à travers des réflexions et discussions autour des sous-thèmes : «cadre stratégique pour la durabilité des médias» ; «Le numérique, une carte à jouer pour la rentabilité des entreprises de presse», d’appréhender les nouveaux modèles économiques pour la pérennité de la presse privé au Gabon.

Comment concilier liberté de la presse et responsabilité sociale ? Comment faire prévaloir l’éthique en toute circonstance ? Comment trouver la meilleure façon de faire prospérer sa pensée, sans heurter les convictions propres à chaque citoyen et mettre en péril l’unité nationale ?

Selon le représentant régional de l’OIF pour l’Afrique centrale, Boubacar Noumansana, ce sont autant d’exigences auxquelles devront souscrire les hommes de média dans la perspective de parvenir à s’ériger comme une entreprise de presse. Celle qui produit une information de qualité; qui parvient à se préserver de l’influence des marchés et qui garantit sa pérennité et son indépendance éditoriale.

A l’issue de ce colloque et pour que la presse privée gabonaise fonction normalement et participe aux défis avenirs, les participants, ont émis des résolutions qui seront transmises rapidement aux décideurs et partenaires au développement, pour une matérialisation dans les délais raisonnables.

Il s’agit entre autres de la mise en place d’une instance de régulation de la publicité, la dépénalisation des délits de presse, la révision à la hausse de la subvention à la presse, la mise en place d’un centre de perfectionnement des professionnels des médias, l’ouverture de la maison de la presse et la redynamisation de l’instance de régulation (Ogam).