L’hebdomadaire du Groupe Oloumambe a été interdit de paraître pendant un mois par la Haute autorité de la communication (HAC), qui lui reproche, entre autres fautes, de n’avoir pas «respecter les droits et la dignité d’autrui».

La Loupe, interdite de paraître pendant un mois. © Gabonreview

 

La Une de La Loupe (n°391) à l’origine de la suspension de la Hac. © Gabonreview

Et de deux ! Après la télévision privée Média+ ayant écopé en juillet dernier d’une suspension d’un mois avant de bénéficier du «pardon» des 9 conseillers-membres, La Loupe vient, elle aussi, de se voir suspendre pour la même période. La HAC n’a pas beaucoup apprécié sa parution du 7 août, et davantage sa Une, intitulée «Voici les ‘‘parasites’’ de la République». Le régulateur des médias la juge peu respectueuse de la déontologie et de la dignité des personnalités apparaissant en première page du journal, parmi lesquelles le président de la République, le vice-président de la République, la présidente de la Cour constitutionnelle et la présidente du Sénat.

Si la HAC s’est offusquée de ce que ces différentes personnalités aient été présentées comme des «parasites» par l’hebdomadaire, c’est parce que, selon elle, «le terme ‘‘parasite’’ renvoie à une culpabilité». Or, celle-ci, indique la Haute autorité, n’a été établie par aucune juridiction compétente. Pour Raphaël Ntoutoume Nkoghe et ses collaborateurs, le choix de ce titre «constitue une incitation à la haine et un manquement grave aux dispositions de l’article 87 du Code de la communication». Aussi, la Hac a-t-elle exigé le retrait des kiosques du numéro 391 de La Loupe.

Par ailleurs, l’opérateur Satcon a, quant à lui, été mis en demeure par la HAC. Il est reproché à la société libanaise, distributrice de chaînes de télévision numérique terrestre, de diffuser frauduleusement les programmes de BeIn Media Group au Gabon. Satcon n’aurait signé aucun partenariat avec le groupe de médias qatarien international.