Le siège du groupe de presse écrite Oloumambé a été cambriolé dans la nuit du 29 au 30 octobre courant.

Ce qu’il reste de la rédaction de «La Loupe» et «L’Aube», toutes les machines ayant été cambriolées. © Gabonreview

Ce qu’il reste de la rédaction de «La Loupe» et «L’Aube», toutes les machines ayant été cambriolées. © Gabonreview

 

Connus pour leurs articles au vitriol, leurs dénonciations et parfois pour leurs attaques frontales, les journaux La Loupe et L’Aube ne font pas forcément plaisir à tout le monde. Si leurs articles sont souvent contestés, ils conservent une bonne réputation et se vendent bien.

Cette notoriété n’est pas sans conséquence puisque dans la nuit du 29 au 30 octobre courant, leur siège a été cambriolé. Selon les responsables de ces rédactions, à leur arrivée le matin du 30 octobre, ils ont constaté que «des voleurs avaient emporté toutes les machines (quatre ordinateurs portables, des appareils photos, des enregistreurs)». Bien entendu, les ordinateurs contenaient les articles des prochains numéros prévus pour paraître lundi et mardi prochains. «Des documents importants (fac-similés) permettant de faire des articles ont également été emportés par les malfrats», témoigne un responsable du groupe.

Affirmant n’avoir aucune idée de l’origine d’une telle action, les responsables de ces journaux constatent que c’est la deuxième fois qu’ils sont victimes d’un acte de sabotage, après le piratage de La Loupe, il y a quelques mois, ajoutant qu’ils «sont souvent victimes de menaces par rapport au contenu de leurs journaux». Récemment, ils auraient appris que «des personnes étaient mises à leurs trousses pour pouvoir les acheter, en vain».

En attendant de voir clair dans cette affaire, les dirigeants de La Loupe et L’Aube vont déposer plainte contre X, insistant toutefois sur le maintien de leur façon de faire et de leur ligne éditoriale. «Nous allons continuer à dénoncer», a lancé l’un d’eux, exprimant bien sa crainte autant pour sa vie que pour celle de ses collègues.

Quoi qu’il en soit, on espère que ce cambriolage n’est que le fait de petits larcins qui cherchent le moyen de gagner leur pitance. Une autre façon de dire que l’on espère qu’il n’y ait pas de mains invisibles cachées derrière cette action qui entame le bon fonctionnement de cette jeune entreprise de presse et met à mal la liberté de la presse tant prônée dans le pays.