Dénonçant notamment le maintien par Maurel & Prom du personnel étranger, non en règle avec le Code de travail, le syndicat a déposé un préavis de grève sur la table de l’opérateur pétrolier et gazier, le 15 février dernier.

Le siège de l’Onep à Port-Gentil. © Gabonreview

 

Après la saga de fin d’année 2016, Maurel & Prom est de nouveau dans le collimateur de l’Organisation nationale des employés du pétrole (Onep). En effet, le syndicat a déposé, le 15 février dernier, un préavis de grève sur la table de l’opérateur pétrolier et gazier. Expirant le 21 février prochain à 23h59, ce préavis devrait ainsi déboucher sur une grève générale illimitée.

L’Onep exige notamment licenciement du personnel étranger non en règle avec le Code de travail gabonais. Par ailleurs, le syndicat souhaite «le maintien à leur poste de travail les Gabonais victimes de pressions, d’intimidations et d’affectation disciplinaire pour avoir participé à la grève de l’Onep en octobre 2016».

Le syndicat revendique également les primes, suite au rachat de la compagnie par le groupe indonésien Pertamina. En effet, a expliqué une source syndicale, «les employés de Maurel & Prom réclament le paiement d’une indemnité de bonne séparation aux employés, consécutivement à la vente des actifs de Maurel & Prom, à hauteur de 6 mois de salaire brut par année d’ancienneté, avant la fin de la transition avec le repreneur Pertamina».

Cette nouvelle grève en perspective n’est pas sans rappeler celle ayant secoué l’opérateur pétrolier, entre octobre et décembre 2016. En plus d’avoir affecté la production et, surtout, les rapports entre la direction et les employés, ce mouvement d’humeur avait fait chuter la production de Maurel & Prom de 28 000 à 10 000 barils par jour.

S’achemine-t-on vers la même issue ? Tout porte à croire que oui, si les revendications de l’Onep ne sont pas satisfaites.